Haïti: L’aide pour se sauver soi-même — le discours du Premier ministre à l’ONU

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TRiboLAND

09/26/2026

Alix Didier Fils-Aimé, Premier ministre haïtien : S’exprimant à l’ONU le 25 septembre 2026. Il ne s’agit pas, dit-il, que Haïti veuille que le monde la sauve — plutôt, ce tout petit pays de 10 millions d’habitants veut de l’aide pour se sauver elle-même en traitant l’assistance extérieure comme un moteur de reconstruction et de redressement, et non comme une camisole de force. Pour construire la sécurité rapidement, il propose un rôle central des Nations unies, mais aussi des États-Unis et du Canada, ainsi que de la France, du Mexique, de la CARICOM (la Communauté des Caraïbes), de l’OEA (avec un agenda issu des débats de cette semaine) et un déploiement politique ferme de la Force de suppression des gangs (FSG).

Mais sur le terrain, la réalité est bien plus sombre : les gangs contrôlent la majeure partie de Port-au-Prince et presque toutes les grandes voies de passage, tandis que la violence s’est infiltrée dans des zones auparavant protégées. Les statistiques et les apports d’experts soulignent la nécessité d’agir plutôt que de se limiter à une pensée empreinte d’espoir.

Son récit s’articule autour de trois piliers, interdépendants : le Premier ministre a structuré sa narration de manière à reposer sur ces acteurs interdépendants :

Obtenir un soutien international plus solide : ressources, coordination et cadre juridique et opérationnel solide.

Mobiliser les capacités internes : réformer les forces de sécurité, moderniser les mécanismes de prévention et améliorer les conditions de vie afin de surmonter les vulnérabilités qui incubent la violence.

À long terme : grâce à des actions et une coopération concertées, aider l’État haïtien à atteindre sa propre sécurité et sa souveraineté, sans dépendance durable envers des acteurs extérieurs.

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