ENTRE LA PEUR ET LA BÊTISE…..

“On n’est point un homme supérieur parce qu’on aperçoit le monde sous un jour odieux. On ne hait le monde et la vie que faute de voir assez loin” ,
Chateaubriand
Comme à l’accoutumée, l’horizon politique haïtien subit encore les pressions des laboratoires spécialisés dans la préparation des intempéries de toutes sortes. Cette fois-ci, c’était la date du 7 Février qui a été retenue pour décider de l’avenir du pays. D’un pays qui, paradoxalement, est engagé dans une cascade de fêtes insensées, insignifiantes mais surtout très mal expliquées à une population trop perspicace pour ne pas les assimiler tout simplement à la bamboche démocratique . Cette dernière, initiée par le Général Henry Namphy, au faîte de sa gloire plutôt éphémère, un certain 7 Février, cette bamboche apparemment contrariée sous le Général Cédras reprit de plus belle, grâce aux bons soins du Président Clinton, Champion de toutes les causes bizarres qui, sans prendre le temps de comprendre la situation haïtienne, dépêcha dans les eaux tranquilles de la Mer des Antilles une intrépide armada de 23.000 hommes de troupes pour détruire une force dérisoire de 7O00 soldats et reconduire au pouvoir un Président légal certes, mais tout à fait inconséquent. La suite ,on la connait.
Malheureusement, cette fois, elle n’a que trop duré tout en étirant le plaisir malsain des neuf amuseurs publics et d’un P. M.qui ne comprend absolument rien à la “grammaire”et se prennent pour des Hommes d’État. Trop contents de jouir des privilèges du pouvoir, de piller systématiquement les caisses de l’ État, de la (BRH), ils se sont arrogés le droit, aujourd’hui, de se moquer de tout le monde, même de leurs propres sympathisants Professionnels de l’autocongratulation, ils crient sur tous les toits et les tribunes internationales leur joie de détenir un pouvoir inamovible, handicapé au milieu des envolées d’encensoirs en provenance de l’intérieur aussi bien que de la “Caricom” et autres employés extrabudgétaires.
Effectivement, des nains qui s’amusaient sur un podium dans un désert d’actions suite à un désert d’idées où venaient les contempler les petits enfants du Bon Dieu en mal d’exotisme et de dépaysement bon marché. Mais à quoi avons-nous droit réellement ? Rien d’autre encore qu’un acharnement sénile à jouer un rôle de second ordre. C’est le cas de le dire : les Héros sont morts et bien morts. Le temps était au partage sans vergogne de la tunique du vaincu .Voilà pour la bêtise.
D’un autre côté, nous sommes une nation qui a peur. Or, comme le soutient encore Chateaubriand, ” Tout est tombeau chez un peuple qui n’est plus. Peur des calomnies, des médisances,des délations, des chimères, des zenglendos des amis qui trahissent et des traîtres qui essaient de se racheter. Et le pays est devenu un vaste terrain d ’essai pour aventuriers de toute nature. Tout est même possible. In fine, avec la formule Didier, Haïti est envoyée à la buanderie. Avec ce lessivage en grand, j’ai vraiment peur de l’altération des couleurs. In fine, à ce tournant, cela peut avoir toutes sortes de nom, mais c’est loin de la restauration de la démocratie de Clinton. (À SUIVRE) J.L.T.






