Port-de-Paix : Opérations de fermeture des institutions publiques

Port-de-Paix__TRiboLAND) Environ une dizaine de personnes se réclamant de l’opposition à Port-de-Paix, ont cadenassé les barrières des locaux de differents bureaux régionaux de l’État, comme, la Douane, la DGI, l’APN de l’Office Nationale d’assurance vieillesse (ONA), le ministère de l’éducation Nationale et de la formation professionnelles (MENFP), le Tribunal de paix de Port-de-Paix…pour ne citer que celles-là, lors d’un mouvement de protestation démarré de très tôt dans la matinée du Vendredi 14 Juin 2019. Cependant, à la suite des interventions des forces de l’ordre et du commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Jean Volney Bellamin, la situation a pu revenir à la normale. Les bureaux sont ouvertes momentanément, mais beaucoup d’employés ont remboursé le chemin.
Cette action d’un petit groupe des anti-Jovenel Moïse serait inscrite dans le cadre d’une série de mouvements de protestation déclenchés dans plusieurs régions du pays exigeant la démission du président élu, Jovenel Moïse au pouvoir et la réalisation du procès Pétrocaribe. Au cours de cette opération qui a duré une heure de temps environ, les protestataires ont lancé des propos grossiers à l’endroit du chef de l’État qui, selon eux, constituerait une handicape au bon déroulement du procès pétrocaribe. ” Le président Jovenel doit obligatoirement démissionner de es fonctions en vue de permettre à la justice de se statuer sur les accusations portées contre lui”, a souhaité Pierre Joseph, le porte-parole de l’organisation “Tèt kole tipeyizan nodwès”.
Parallèlement, d’aucuns s’interrogent et s’en doutent fort sur les mobiles réels et la velléité des membres de l’opposition demandant la démission du président de la république dans son poste, par le fait que la première partie du rapport de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) à indexé un ensemble de personnalités et d’anciens hauts dignitaires de la fonction publique, des firmes et des institutions et les manifestants ont sans doute mis à l’écart dans ses revendications. Encore moins le chef de l’État n’est pas pratiquement l’unique personnalité dont son nom est figuré dans la deuxième partie de ce rapport concernant les dépenses douteuses des fonds pétrocaribe. ” Il faut qu’il y ait, effectivement, une vraie bataille contre le chômage et la cherté de la vie en Haïti, contre la dépréciation de la gourdes. Mais, les chefs de file des mouvements de protestations doivent combattre réellement en faveur les couches les plus vulnérables du pays”, ont-ils martelé.
Toutefois, se référant aux actes perpétrés contre les institutions publiques à Port-de-Paix, il est jusqu’à présent absurde de parler d’un vaste mouvement contre le président Jovenel Moïse, il s’agit tout simplement de l’oeuvre d’un petit groupe cherchant une visibilité politique qui offre des spectacles à la population. C’est un mouvement totalement isolé qui ne pouvait pas réunir même une trentaines de participants dans la rue. Pour l’instant, tous les bureaux régionaux des services déconcentrés de l’État fonctionnent, mais les services sont un peu paralysés dans la journée du Vendredi 14 Juin, puisque la population a moins fréquenté, peut-être, par mesure prudence et de précaution. Mais les activités de commerce, de l’école, de transports intercommunaux fonctionnent normalement dans le Nord’Ouest, à Port-de-Paix en particulier.
Cependant, partout où l’on passe dans le chef-lieu du Nord’Ouest, on trouve pratiquement des gens murmurant la situation actuelle du pays. Les prix des produits de premières nécessités s’étendent à la hausse presque chaque jour. Même ceux-là ayant un minimum de revenus sont entrain de se plaindre, voir pour gens habitant dans les quartiers populaires vivant déjà dans la précarité économique. Donc, c’est une situation inacceptable. Mais toutefois, la grande majorité des port-de-paisiens croient dans une solution réfléchie et concertée.
Marc Edy Ossam






