Régine Abraham a empreinté avec fermeté son veto à la décision de destituer la ministre des Sports, invoquant avec élégance le principe sacré de la présomption d’innocence

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TRiboLAND

Par TRibkoLAND.com

La décision de révoquer la ministre des Sports a suscité une vive opposition, notamment de la part de la conseillère présidentielle, Régine Abraham. Celle-ci a formellement opposé son veto à cette mesure, arguant du principe de la présomption d’innocence qui doit prévaloir dans toute procédure judiciaire ou administrative. Elle a ainsi rappelé que, conformément à la jurisprudence, toute personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire, ce qui devrait s’appliquer également dans ce contexte. Son intervention fait écho à la position adoptée à l’époque pour les trois conseillers présidentiels cités dans le rapport de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), qui avaient été inculpés par la justice mais dont la révocation n’a pas été effectuée en raison du respect de leurs droits fondamentaux.

D’après nos sources, la représentante du Rassemblement National (REN) estime que la décision de suspendre ou de révoquer la ministre des Sports doit faire l’objet d’un examen plus rigoureux, et qu’il serait incohérent, voire injuste, de procéder à son retrait sans que des mesures similaires ne soient prises à l’encontre des autres hauts responsables impliqués dans des scandales de corruption. Elle souligne notamment que, alors que le pouvoir actuel envisage de démettre la ministre, les trois conseillers présidentiels impliqués dans le scandale de la Banque Nationale de Crédit (BNC) devraient également se retirer du Conseil Permanent de la Transition (CPT). Cette démarche, selon elle, serait nécessaire pour préserver l’intégrité et la transparence du processus de transition, mais aussi pour envoyer un message clair sur la lutte contre la corruption au sein de l’administration.

En somme, cette position reflète une volonté de respecter les principes fondamentaux de justice tout en dénonçant une possible partialité ou incohérence dans la gestion de cette crise, qui met en lumière les enjeux de gouvernance et de lutte contre la corruption dans un contexte de transition institutionnelle délicat.

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