HAÏTI: L’OBSESSION-HAÏTI-LA SOLUTION..suite.

Par J.L.T.
En définitive, la mort ne peut avoir d’emprise que sur ceux qui n’ont plus le courage de vivre. Les autres se battent tant qu’il leur reste un peu de soufle, pour leurs convictions, pour leurs objectifs, pour le destin de leur patrie et de leur famille. Ce qui doit être perçu comme étant légitime et même souhaitable pour ajouter de nouveaux éléments au contenu de la civilisation caraïbéenne et haïtienne. Voilà pourquoi, à un moment où le gouvernement se fragilise, que l’opposition se fossilise, que la population se prolétarise, nous de l’Union Nation des Démocrates Haïtiens, présentons ce baroud d’honneur dans une bataille inégale : le Gouvernement contre l’État. D’un côté un gouvernement dont les notes de frais de neuf braqueurs portent le sceau de l’exploitation éhontée du peuple le plus pauvre du monde. Un gouvernement porté à bout de bras par des sympathisants mafieux qui ne peuvent trouver leur compte que dans son maintien au pouvoir suprême. De l’autre, un État qui se désagrège rapidement, malgré la présence de coagulation ecclésiastique, eux-mêmes dilués dans l’exercice improvisé et la pratique immorale d’un pouvoir temporel.
Face à une telle situation, nous nous sommes vus, en désespoir de cause, dans l’obligation de soumettre quelques propositions aux composantes sociales de la Nation et à ses protecteurs internationaux. Cela fait trente-cinq ans que le naufrage s’accélère. Il s’agit d’une agonie sciemment entretenue et imposée à une nation qui ne souffrait d’aucune maladie incurable. Malheureusement, les spécialistes issus des légendaires universités haïtiennes et des officines expérimentales étrangères ont vite fait de sonner le glas d’un malade à l’article de la mort. C’était sans compter avec la thaumaturgie notoire de notre Médecine traditionnelle dont les praticiens ordinaires, à l’instar des Grands Mages du Tibet ou de l’indépendance, arrivent souvent à réveiller de leur mortelle léthargie, ceux qui semblent sur le point de s’endormir pour de bon.
Il ne s’agit plus du type de chance accordée au pays par L’ONU, L’OEA, CARICOM, et tout le bazar, qui ne font qu’affaiblir la combativité des Titans de la Race en même temps qu’elle accroît le caractère corrosif et dangereux des dirigeants vecteurs de recul et agents de mort civique. Il ne s’agit non plus d’abonder dans un sens ou dans l’autre les points de vue d’un gouvernement et d’une opposition reconnus comme mourants par une communauté internationale plus portée à adopter des solutions de mise en tutelle, qu’à mettre en branle les solutions de sortie de crise suggérées par certains Haïtiens. Il y a là évidence dans le mépris royal que nous opposent les cabotins du tourisme politique. Il faut donc abandonner cette position de rigidité de vision de l’avenir national et faire montre de souplesse pour déjouer l’ultime plan de l’Internationale. Que l’opposition réintègre les rangs de la citoyenneté haïtienne avec droits et devoir attachés à ce privilège. Que le peuple continue à gravir son calvaire au nom de la sacro-sainte démocratie sur papier imposée par les pays dits amis d’Haïti.
(À SUIVRE ) J.L.T.






