FACE À L’HISTOIRE…DUVALIÉRISME VS ARISTIDISME…

Par J.L.T.
“SUTOR NE SUTRA CREPIDAM”
Là s’arrêtent les ressemblances. Fils du peuple, ayant connu toutes sortes de souffrances et de gêne, il ne rêvait que de faire souffrir les autres pour se venger de sa naissance. Dieu seul sait combien il a réussi ! Il lui fallait éliminer une certaine bourgeoisie, avilir les classes moyennes, persécuter l’Église, détruire les associations professionnelles, éliminer l’Arméequi au demeurant à travaillé pour, mettre le pays sous la coupe d’illettrés, illustres inconnus issus de la fange, niveler finalement toutes les têtes qui pouvaient se dresser pour ramener le peuple haïtien à la taille moyenne de son intelligence de demeuré.Tout cela, avec la haine qui le consumait comme une grande passion, enfante son programme d’abattage systématique des structures sociales et de leurs supports traditionnels : l’Armée, l’Église, les associations professionnelles et les familles d’une certaine aisance même relative .
À ce carrefour, Jean Bertrand réussit au-delà de toute mesure. Car, il a fini par engendrer au sein d’une majorité de jeunes qui honnit sa vision, cette minorité dont l’esprit est façonné, moulé par la même haine violente et cruelle qui approuvé ses méthodes et fait la loi sur les pavés de Port-au-Prince et des autres villes du pays. Le virus lavalassien ayant attaqué le cerveau de nos jeunes les fait délirer pour permettre à la haine de s’installer dans le ton, et la matière. De tous temps et en tous lieux c’est ce qui en résulte, quand on joue avec les symboles et les mythes. Les médias ne cessaient de signaler chaque jour la cruauté barbare avec laquelle du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest les bandits semaient la terreur en ville et à la campagne assurés surtout de l’impunité.
Le pays, ne comprenant pas ce qui se passe pleure ceux qu’il considère comme ses martyrs. Témoins obscurs d’une espérance, les Haïtiens s’en remettent à Dieu et psalmodient psaumes, hymnes et cantiques:” Pitié pour nous Seigneur, l’oppression est encore sur nous; les pleurs nous rongent les yeux, la gorge et les entrailles. Dans la praxis lavalassienne, il est de bon ton que les pauvres haïssent les riches et traduisent cette haine dans son expression la plus élevée, c’est à dire celle érigée en principe et stratégie de gouvernement en tuant sans miséricorde, hommes, femmes, enfants, vieillards rejetant l’Évangile de la Révolution rouge. Et tout le monde sur les 28,000kms carrés, apeuré se terre et s’enterre. La haine et l’envie recouvraient de leur funeste coloration tous les rapports de notre société. Elles étaient insidieuses, tenaces, mortelles et omniprésentes. Entre hommes de coloration épidermique différente, entre maîtresses de maisons et domestiques, entre patrons et ouvriers, entre dirigeants et peuple, entre habitants des villes et ceux des campagnes, entre quartiers résidentiels et bidonvilles, entre chrétiens et vaudouisants, entre protestants et catholiques, entre aristidiens et prévaliens, entre partisans du gouvernement et opposants, entre hommes plus cultivés et moins cultivés, entre plus intelligents et moins intelligents, entre riches et pauvres, entre ceux qui ont réussi et ceux qui ont échoué, entre grands dons et petits paysans, entre propriétaires et fermiers, entre haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur.
Voilà où nous a conduit le phénomène lavalas qui, au fond, n’est autre qu’un phénomène de société au lieu d’être considéré comme l’appartenance à un homme. Jean Bertrand Aristide n’a-t-il pas le mérite d’avoir capitalisé toutes les haines de notre société. ? En tant que quintessence même, on ne saurait dire de lui un accident de parcours mais plutôt un aboutissement logique de toutes les turpitudes de notre mentalité sous-développée, une explosion du volcan qui couvait et transpirait à travers tous les pores de l’écorce de notre coin de terre. Voilà comment des redresseurs de torts, gouvernant le pays par l’absurde, empruntent les chemins tortueux des tortionnaires d’hier avec une férocité et une haine qui ne le cèdent en rien aux atrocités qu’ils dénonçaient quotidiennement
(À SUIVRE) J.L.T.






