Nord-Ouest: Exercice de simulation en cas de catastrophe naturelle

Port-de-Paix__(TRiboLAND) Dans le cadre du programme de renforcement des comités communaux de protection civile piloté par la direction nationale de la protection civile, un exercice de simulation (SIMEX) a été réalisé dans les dix communes du département du Nord-Ouest, le Mercredi 07 Août 2019. Cette activité est réalisée suite à des sessions de formation ayant été organisées avec l’appui technique de l’association Citoyens sans Frontière (ASF) pour les membres des comités communaux de la protection civile y compris les élus locaux ( maires, CASEC, ASEC et délégués de ville). Et c’est autour du thème: “Fanm ak fason plis nou pare mwens nou andanje” que la DPC et l’ASF ont organisé cet exercice de simulation, pendant une durée de quatre heures de temps.
Selon les objectifs visés par les organisateurs, ce SIMEX devait vérifier dans très large mesure le degré des connaissances acquises des concernés et comment les appliquer en temps réel, selon les précisions du Chargé de projet à l’ASF. ” Cette activité rentre dans une dynamique d’expertise/actions. Puisqu’il y avait plus d’une dizaine de séances de formations pour les vingt-cinq membres des dix (10) comités communaux dans le Nord-Ouest, nous sommes maintenant entrain de tester les réactions et de voir les comportements à adopter”, à déclaré l’ex Maire de la commune de port-au-Prince, Jean-Yves Jason. Cet exercice s’est déroulé à travers un scénario inventé: “yon tampèt twopikal ki rele Gova ki menase pou frape ayiti, notamman depatman nòdwès la”. “Aujourd’hui ( mercredi 07) nous faisons un débriefing à chaud et demain(jeudi) ce sera un débriefing à froid aux fins de réaliser si effectivement les leçons ont été apprises, lors des séances de formation.

Cependant, à côté d’un SIMEX de table, on devrait réaliser un exercice de
simulation grandeur/nature à fin de tester également le comportement de la
population habitant surtout dans les zones à haut risque que ce soit sans la
ville de Port-de-Paix lu dans la commune de Saint-Louis du Nord, après plusieurs
marche de sensibilisation organisée par le le comité départemental de la
protection civile dans le Nord-Ouest, sous les financements du programme des
Nations unies pour le développement(PNUD). D’autant que ces deux côtières se
révèlent très vulnérables en cas de catastrophe naturelle. Aussi bien que les
membres des comités communaux, ceux de la population devraient également
au pas par rapport aux risques sismiques qui planent sur la région du grand
Nord.
Participé à cette activité, le responsable du traitement des données du comité
communales de Saint-Louis du Nord, Céus Daniel affirme que les données étaient
arrivées au COUC à temps, grâce aux CASEC, ASE au moment de cet exercice.
” Ce qui pourrait nous faciliter d’apporter les réponses. Mais, si on était
vraiment dans une situation de crise, nous serions dans la grande difficulté en
raison des matériels et moyens qui nous manque au niveau du comité communal de
la protection civile de Saint-Louis du Nord”, a-t-il soutenu. C’est
pratiquement la même opinion de l’un des maires adjoints de la commune. ”
Dans l’ensemble, c’était un très bel exercice, cela nous permettra de mieux
réagir quand le besoins se fera sentir. Mais, notre préoccupation est liée à un
manque de matériels et de moyens pour intervenir en temps réel”, a déclaré
le M. Odénat, souhaitant les responsables de la direction nationale de la
protection civile fasse de son mieux pour approvisionner les COUC de matériels
au préalable pour répondre aux besoins des éventuelles victimes dans la réalité.
En tant que Brigadier de la protection je jouais normalement mon rôle, lors de
cet exercice de simulation. et par rapport au CCPC, il y avait une bonne
liaison. donc, au-delà des formations reçues c’est un acquis de plus”,
s’exclame Kenold Duverlien. Toutefois, après ce SIMEX, une autre session de
formation se réalisera au cours du mois d’août sur la carte de risque par le
CNGS à partir diu GPS. À ce moment-là on aura à visiter les zones à risque, et
surtout prendre les cartes disponibles dans les mairies. Cette formation sera
financé par la Banque Mondiale, selon les précisions du chargé de projet à
l’association Citoyens sans Frontière, Jean-Yves Jason. Entre-temps, on attend
l’application des méthodes d’intervention des membres des CCPC au moment de crise.
Marc Edy Ossam, TRiboLAND






