SOS Journalistes Haiti Condamne La Propension Du Pouvoir “De Facto” Vers Une Dictature De Fin De Règne

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Le CPT Et Le Govt Fils-Aimé : Vers Un Bâillonnement de la Liberté de la Presse

PORT-AU-PRINCE, Haiti — SOS Journalistes Haiti prend note de la décision malencontreuse du “gouvernement de facto” d’imposer un arrêté scélérat et liberticide malheureusement prise au nom de l’encadrement et la protection de la liberté de la presse et d’expression, a-t-on appris vendredi de sources gouvernementales.

Le Secrétaire général de SOS Journalistes et le Directeur Exécutif de Journalistes contre la Corruption pour les Droits Humains et la Démocratie (JCDH), Joseph Guyler C. Delva, qualifie ce texte du gouvernement comme faisant partie des Basses œuvres de l’équipe au pouvoir.

“Il y a des Visas et des considérations malsains qui ne sont pas dignes d’être notifiés, tant ils se trouvent maintenant dépassés, appartenant tellement totalement au temps de la dictature des Duvaliers et d’autres régimes autoritaires répugnants du passé”, a précisé M. Delva.

“Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) qui se transforme en “Parlement de Facto”, qu’on aurait pu comprendre dans le cadre de l’accomplissement d’œuvres de bien commun, malheureusement agit comme de sals bourreaux, on dirait sans foi ni loi,” selon le leader de SOS Journalistes et du JCDH.

Le CPT et le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à travers le Conseil National des Télécommunications (CONATEL), ont adopté des mesures de représailles inacceptables contre Radio Mega, dont une émission de débat politique a été arbitrairement suspendue pendant 8 longs mois.

Il y a aussi d’horribles considérations faites ou appropriées par les autorités, dont on devrait avoir honte d’épouser aujourd’hui comme position en ce 21èm siècle. Au contraire, à un moment où ces pratiques inspirent la honte et le dégoût, les gouvernants haitiens devraient se gêner avant de se lancer dans pareille entreprise.

SOS Journalistes Haiti a noté avec inquiétude cette grande propension de l’exécutif vers la multiplication des sanctions souvent pour injures, soi-disant diffamation, cyberharcèlement, et d’autres entraves prévues, pour rendre le travail des journalistes inutilement bien plus difficiles.

En ce qui concerne les amendes et sanctions prévues, les autorités s’en donnent à cœur joie. Cet intérêt s’inscrit justement dans une logique d’obstruction à la liberté de la presse et d’expression.

Cette tentative du CPT et du gouvernement est déjà vouée à l’échec. Quand ces changements et améliorations seront apportés pour de bon, les autres acteurs clés du secteur, tels les patrons de presse et les médias en lignes, devront être également invités autour de la table de discussion.

Certainement, dans les jours à venir, SOS Journalistes et le JCDH entendent multiplier séances de formation continue, surtout sur les questions d’éthique pour encourager un exercice responsable de la liberté de la presse et d’expression en Haiti.

Fait à Port-au-Prince, le 23 décembre 2025.

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