SANS LUNETTES ET SANS COMPLAISANCE…….

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TRiboLAND

Tout ce bruit autour des élections haïtiennes, tout un tintamarre, pour si peu. À défaut d’une souris, la montagne aura accouché d’un scorpion”. Et quel scorpion? Une bestiole qui finira toujours par se bouffer elle-même après qu’il aura dévoré tout ce qui aura le malheur d’évoluer dans son entourage. D’ailleurs, c’est un peu l’image que projettent les braqueurs du CPT sur l’écran de l’histoire. Comme s’il y aurait pénurie ou absence d’hommes valables en ce pays, on aura reconduit au plus haut sommet de l’administration publique un puissant laquais et ses petits larbins dans l’espoir( encore ce beau mot) que tout ira désormais bien sur la terre de Dessalines .À quoi bon pour les parents Haïtiens d’envoyer leurs enfants à l’école, à quoi bon rêver pour eux d’une place méritoire au soleil quand la vertu ne fait que reculer devant l’immoralité, quand l’intelligence est mise en déroute par la médiocrité? On aura tué le rêve collectif d’un pays qui, à grands renforts de crawls consentis par ces naufragés, peinera encore à sortir des fureurs de l’ouragan “lavalas” pour finalement s’embourber dans les sables mouvants des 220 partis politiques.

Quand on aura éliminé, au nom de la démocratie, les éléments les plus progressistes, les plus productifs, les plus avancés de la société haïtienne, quand on en aura assassiné les modèles humains et livrés leurs icônes au brasier de l’ignorance et de l’inconscience, que restera-t-il de notre chère Haïti? “Droit, Justice, Justice sociale “: concepts incompris ou mal compris dont le Tiers-Monde s’est fait le porte- étendard pour inconforter l’idéologie suprémaciste des pays industrialisés et des autres puissances moyennes occidentales, que de crimes, on commet en votre nom? C’est peu de dire qu’on a fini par prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ou que, dans l’obscurité de leurs tombeaux, les ” soi-disant Héros de 1804″ contemplent, le regard effréné, l’immortel salamandre de ces fils d’esclaves qui s’amusent follement aujourd’hui en se moquant d ‘une liberté conquise au prix du sang valeureux et généreux des véritables Champions de l’histoire nationale .

La question est de savoir:” Que doit-on faire d’un tel pays où” la notion la plus essentielle,” d’une société civilisée, en l’occurence, la vie humaine, n’atteint même pas la dimension primaire de l’espace animale à propos de laquelle on parle au moins d’instinct de vie et de survie “? Que doit-on faire de ces forces d’occupation dont la mission première fut de stabiliser un autre pays en proie à une insécurité délirante? Aujourd’hui, il ne s’agit pas de discuter du laxisme intéressé des occupants, mais bien de dénoncer la mauvaise foi de ces derniers dont la présence sur cette terre des Caraïbes est devenue une insulte au bon sens. À qui faudra-t-il imputer “ces morts pour rien de chez nous” sinon à la complicité de ceux qui avaient la charge d’inculquer le respect de la loi à une société qui avait perdu le contrôle de son existence fondée sur des bases rationnelles et surtout humaines? En un mot, Messieurs les occupants, quelle est la raison d’être de votre présence en Haïti quand, indistinctement tous les citoyens de ce pays se retrouvent exposés à la barbarie des gangs armés qui ne respectent même pas les enfants et les vieillards?

Il faut avoir le courage de questioner les véritables motifs de cette mascarade d’assistance qui, à tout prendre, n’induit que le recul de l’immoralité collective et l’échec des résultats désastreux d’une mauvaise expérience de laboratoire mise de l’avant par la communauté internationale. Car, une fois de plus, les dirigeants Haïtiens n’hésitaient pas à donner la mesure de leur nanisme politique et de leur insignifiance morale. À ce compte, une feuille de chou apparemment bien côtée avait souligné à un moment de notre Histoire à grand renforts de guirlandes et d’arabesques empuanties, l’attitude inqualifiable d’un certain Préval refusant les prescrits du protocole extra- constitutionnel de passation de la cocarde Présidentielle, lors de son intronisation un 14 Mai. En bref, il avait reçu son écharpe de la main du Président de l’Assemblée Nationale plutôt que de feu Boniface Alexandre. Et de ce fait, comme toujours, ce Président annonçait les couleurs et les badauds d’applaudir. Avec tant de petitesses comment voulez-vous, amis- lecteurs, qu’on s’en sorte ? Car, comme le soutient Victor Hugo:
” La méchanceté naît là où la hauteur cesse”. Avec la petitesse, on fait la bassesse.(À SUIVRE)
J.L.T.

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