Opacité et controverse autour de la cérémonie en hommage à l’ambassadeur de France en Haïti: critiques sur la gestion de l’information et les propos d’Antoine Michon

Par TRiboLAND.com
Douze heures après la disparition retransmise de la cérémonie en hommage à l’ambassadeur de France en Haïti, Antoine Michon, sur les plateformes officielles de la Primature, aucune explication officielle n’avait été communiquée par les autorités. Cette opacité alimente le questionnement d’une partie de la population et des observateurs: comment le Premier ministre peut-il retirer les propos d’un ambassadeur des espaces publics de l’État sans en fournir la moindre justification à une population qui suivait l’événement avec une attention soutenue? L’absence de clarification apparente nourrit les soupçons sur une gestion chaotique de la communication et sur une possible fracture entre les décideurs et les citoyens.
La diffusion ultérieure de la vidéo, limitée toutefois à YouTube et sans la participation d’Antoine Michon, qui avait pourtant été invité à prendre la parole, renforce l’impression d’un calendrier précipité et d’un contrôle restreint des informations publiques. Ces choix et ces omissions, selon les critiques, témoignent d’un amateurisme présumé du pouvoir et d’un manque de vision étatique chez ses dirigeants, qui pourraient être perçus comme des signaux négatifs pour la crédibilité des institutions haïtiennes.
Par ailleurs, avant de quitter Haïti, l’ambassadeur de France aurait déclaré à la population haïtienne qu’il était la seule entité capable de se libérer. Cette assertion a provoqué un véritable choc et suscité de vives réactions au sein de la société haïtienne, alimentant débats et inquiétudes quant au rôle et à l’influence des acteurs internationaux dans les affaires nationales. Certains y voient une mise en cause implicite de la souveraineté locale, d’autres y déplorent une prise de parole mal calibrée qui pourrait compliquer les relations diplomatiques et la confiance des Haïtiens envers les partenaires étrangers. Le contexte post-catastrophe et les fragilités institutionnelles en Haïti ajoutent encore à la sensibilité du moment, rendant chaque déclaration particulièrement scrutée.






