Crise sécuritaire en Haïti : violences de gangs, faiblesse policière et préparatifs électoraux

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le Conseil électoral provisoire d’Haïti a annoncé l’ouverture, du 2 au 12 mars, des inscriptions pour les partis politiques et candidats, marquant un pas vers des élections après plus de dix ans d’absence en raison de la dégradation sécuritaire depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021.

La crise a provoqué l’explosion de la violence de gangs, qui ont déplacé 1,4 million de personnes, contrôlent environ 90 % des quartiers de Port-au-Prince, et ont forcé la fermeture d’entreprises et d’écoles, aggravant la précarité. En 2022, l’ONU dénombre plus de 5 900 morts et 2 700 blessés. La police, sous-effectif avec moins de deux policiers pour 1 000 habitants, tente de faire face en menant des opérations, notamment à Carrefour-Aéroport, contre des gangs lourdement armés, disposant d’un arsenal provenant principalement de l’étranger, notamment des États-Unis.

Les experts estiment à un demi-million le nombre d’armes légères en circulation, avec des équipements de plus en plus sophistiqués. La police collabore avec une mission de l’ONU dirigée par la police kényane, qui manque encore de ressources, et une nouvelle force spécialisée, la « force de répression des gangs », doit renforcer ces efforts pour restaurer la stabilité.

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