AU-DELÀ DES BRUITS ET DES RUMEURS….SUITE

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TRiboLAND

“Le poids du temps HAÏTI 222 ans d’histoire”

L’OPEP, organisation des pays producteurs de pétrole, mis à part, l’Iran, tous évoluent dans la zone d’influence américaine qui en profite pour entretenir des bases militaires dans la plupart de ces pays, tout en menaçant d’intervenir militairement si l’Iran ferme le détroit d’Ormuz où passe un très fort pourcentage de pétrole destiné au marché mondial. Le Koweït, Barheïn, Qatar, Oman, par peur de l’Iran se mettent sous la protection américaine. La Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie à cause du conflit au Sahel opposant l’Algérie au Maroc ne pèsent plus lourds dans les négociations internationales. Alors, si aujourd’hui, on parle de “Grands Ensembles ” avec la notion de souveraineté qui s’amenuise, doit-on s’attendre à entendre parler de “COMPÉTENCE DES ÉTATS ” pour en finir avec les souverainistes? Cette thèse ne saurait être écartée , compte tenu du fait que de grands pays Européens renoncent à leurs droits régaliens de battre monnaie au profit d’une organisation supra-nationale.

Champs de manœuvre des intérêts pétroliers et des influences occidentales et soviétiques, espaces privilégiés des éternels manœuvriers, le monde arabe comme les pays du Tiers-Monde n’appartiennent même pas encore à leurs habitants. D’ailleurs, l’histoire de ces nations se confond depuis toujours avec une lente et laborieuse reconquête dont l’écho se répercute aux confins du Continent Américain aux étonnantes disparités génératrices d’angoisse et d’ambiguïtés. Et c’est bien cette angoisse, ce sont aussi ces ambiguïtés que reflète la situation qui prévaut actuellement en Haïti. On comprend aussi le désarroi des leaders politiques, désarroi présent dans le mutisme de certains , l’extrême prudence et les dérapages inconsidérés de quelques autres. Tout aussi désemparés, les prétendus pouvoirs haïtiens face à la complexité des problèmes et la fuite inquiétante des solutions.

Cela explique le scepticisme de certains secteurs vis-à-vis du Grand Voisin qui n’a jamais manifesté le moindre intérêt humanitaire pour cette race de Nègres qui s’est permise en 1804 d’embraser des Continents de leurs idées avant -gardistes de liberté et d’indépendance. L’état de dénuement dans lequel se trouve Haïti même après leur intervention directe qui a duré dix- neuf ans, leur présence pernicieuse de 1994 à nos jours, ne peuvent que justifier le ressentiment des jeunes qu’il continue à mépriser et à tenir par le ventre. On comprend dès lors la fascination qu’est susceptible d’exercer sur des êtres trompés, bafoués dans leur corps et dans leur âme, une alternative qui a fait ses preuves à quelques miles marins de la Première République Noire indépendante du monde.

Les pays occidentaux qui, pour des raisons inavouées, ont toujours manifesté de l’intérêt pour les nôtres doivent à présent démontrer par des faits leur bonne foi envers un peuple qui n’aspire qu’à la vie. Ne sont-ils pas unanimes à reconnaître la valeur de nos cadres, la richesse de notre culture, même les vertus des Haïtiens en diaspora, communauté la plus respectueuse des lois, suivant des rapports dignes de foi? Il est donc paradoxale que l’Haïtien, sauf exception, se révèle chez lui un anarchiste incapable de contrôler ses réactions émotionnelles pour se comporter en civilisé digne, sinon de l’admiration du moins de l’estime des autres nations du globe. Il semblerait l’homme haïtien d’aujourd’hui a perdu sa capacité de s’indigner.

Par J.L.T.

(À SUIVRE)

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