LETTRE OUVERTE AUX KIDNAPPEURS….. SUITE

“Ils ont transformé la maison de mon Père en une caverne de voleurs ” Jésus Christ
Terroristes, assez,dit-on, c’est assez ! Vous avez eu votre heure de triste gloire en prenant en otage toute une population et même en arguant des forces supérieures en effectif et’en armements. Les éternels trublions de la gauche soi-disant révolutionnaire vous ont laissé croire, sous le fallacieux prétexte des Droits de l’Homme, que vous aviez tous les Droits même ceux de tuer vos semblables pour vous accaparer de leurs biens après avoir violé hommes, femmes et enfants. Quel genre de guerre espériez-vous mener contre la misère et l’exclusion en créant ces espaces de non-droit où même les animaux refuseraient de vivre ? De quelle autorité morale se prévalent-ils, tous ces organismes internes et externes qui vous encouragent dans la voie de l’abjection, tous ces leaders politiques toujours prêts à absourde les pires actes de cannibalisme, d’inhumanité ou de génocide de la part de ceux-là qui à la place de mains ne disposent que de pattes ?
Un fait est certain, terroristes, cette voie sordide vous a été indiquée dans un premier temps par la gauche haïtienne avec le hold-up de la Banque Royale du Canada et le kidnapping de l’Ambassadeur Américain Knox. Ironie de l’histoire, le délinquant terroriste était devenu membre de l’exécutif du gouvernement de Jean Bertrand Aristide et non des moindres, Ministre des Affaires étrangères. Dans un second temps, elle vous a été dictée par les assassinats de Mireille Durocher Bertin, de Sylvio Claude, du Pasteur Leroy, de Henry Max Mayard, de Jean Marie Vincent, du Père Jean Pierre Louis, de Jean Dominique, de Brignol Lindor, de Jacques Roche, de Roger Lafontant et de tant d’autres. Le non-respect de la vie humaine, claironné du haut des chairs d’Église par des Raspoutine nègres, s’est vite transformé en phénomène de culture importé avec quelques variantes de minarets du Moyen-Orient. Mais à tout le moins, le Moyen-Orient offre pour ce faire, l’excuse d’une Cause. De mémoire d’homme, aucun Immam ou Ayatollah ne peut être considéré comme de vulgaires pirates dont le seul dessein est de mettre à sac le trésor étique de leur pays. En un mot, terroristes, où comptez-vous aller avec cette insécurité incompatible à la nature profonde de l’Haïtien ?
Il n’y a pas longtemps, M.Roger Noriega, dans une interview accordée à une grande chaîne de télévision américaine, affirmait sans hésitation que le problème d’Haïti ne résidait que dans sa surpopulation. C’était là une évidence malgré tout, chargée de sous-entendus. Est-ce à dire qu’on doit laisser les Haïtiens se décimer avant d’intervenir ou de s’entreposer entre les belligérants qui, au fond, ne sont que des commensaux insatisfaits et incompris ? Dans la grande tradition des solutions finales élaborées pour les peuples turbulents, vous tenez, terroristes, le rôle odieux des exécuteurs de basses œuvres. Et qu’il s’agisse de chimères, de terroristes “toucouleurs ” de zinglindos récidivistes ou d’intellectuels à faux col, journaleux à sensation des réseaux sociaux et directeurs d’opinion bancale et farfelue, vous êtes tous des objets de la risée internationale qui vous attend au détour pour vous déférer devant les Tribunaux Internationaux à la manière de Amaral Duclona, de John Joël Joseph ou pour vous livrer à la vindicte populaire si friande de lynchage de chimères à défaut de macoutes.
Terroristes, il est encore temps de vous ressaisir en vous posant simplement la question : “Pourquoi “? Tous ces débordements, tout ce sang ne peuvent qu’interpeller plus de dérapages, plus de sang. À défaut de s’étouffer dans leur étron malodorant, les Sirènes doivent se taire. Car, il n’est pas dit qu’une société en mutation doivent passer par ce canal d’aliénation qu’on vous a fait creuser sur le Tiers- d’île jadis désigné sous le nom “Perle des Antilles”, aujourd’hui, célèbre pour son trafic de drogue lié au kidnapping et qui cristallisent les rêves et les espoirs des hommes sans foi ni loi. Heureusement, il reste encore à ce pays, malgré toutes les pertes encourues, suffisamment de ressources humaines et matérielles et surtout cette portion saine d’une jeunesse livrée à elle-même pour faire en sorte que la forêt ténébreuse et menaçante recule devant le pouvoir de la culture. Le tsunami annoncé, pressenti et souhaité n’aura pas lieu, s’il vous arrive de troquer votre cruel crétinisme contre une clairvoyance historique telle que celle qui préexista à la concrétisation de l’État d’Haïti.
Par J.L.T.





