COMMENT UN ÉTAT PAUVRE PEUT S’ENRICHIR ET SE DÉVELOPPER SANS DETTE EXTÉRIEURE…….

Par J.L.T.
“Toute nation qui renonce à sa capacité de penser son propre développement confie son avenir à ceux qui ont déjà décidé du leur “………
Les pays pauvres ne sont pas condamnés à la pauvreté. Cette affirmation en apparence simple, est aujourd’hui presque subversive. Elle heurte des décennies de conditionnement intellectuel, d’ingérence idéologique et de dépendance systémique inscrite dans les dogmes de l’économie dite” universelle”. Depuis l’Université jusqu’aux sommets des institutions financières internationales, on nous répète que le développement d’un pays pauvre passe nécessairement par l’endettement extérieur, les réformes dictées de l’extérieur et la discipline imposée par des agences de notation étrangères. Ce document naît d’un doute, d’une intuition, puis d’une conviction profonde : la voie du développement sans dette extérieure est non seulement possible, mais historiquement légitime, stratégiquement nécessaire, et économiquement viable- à condition de penser autrement.
Cet autrement exige de rompre avec une certaine orthodoxie économique. Celle-ci construire par et pour les pays qui ont accumulés leur richesse dans un contexte colonial, industriel ou impérialiste ne saurait être applicable telle quelle à des États qui n’ont ni les mêmes structures, ni les mêmes trajectoires. Ce que l’on appelle “science économique” dans le monde universitaire dominant est en réalité une économie d’empire qui universality des règles issues de contexte spécifique et les impose comme dogmes globaux. Or, comme toute science, l’économie doit être replacé dans son contexte historique, géopolitique et social. L’économie des pays pauvres doit partir de leurs réalités concrètes: abondance de main d’oeuvre, dépendance alimentaire, fuite des capitaux, sous- mobilisation de la monnaie locale, insécurité foncière, faiblesse industrielle, mais aussi potentiel agricole , richesse culturelle, énergie nationale et résilience populaire. Ce document s’adresse donc aux décideurs, intellectuels ,fonctionnaires, citoyens engagés et acteurs économiques qui croient encore que l’État peut jouer un rôle structurant, que la souveraineté n’est pas un slogan, mais une stratégie et que le développement véritable commence par une maîtrise de ses ressources, de sa monnaie, de sa production et de ses circuits de consommation. Il propose:
“Une utilisation maîtrisée de la planche à billets, non pour financer la consommation improductive, mais pour soutenir l’investissement stratégique dans l’agriculture, l’énergie, l’industrie légère et les infrastructures locales.
” une gestion rigoureuse des ressources agricoles, visant l’autosuffisance, la valorisation locale et la réduction des importatations alimentaires
” Un redéploiement de l’État comme planificateur, investisseur stratégique et garant des circuits productifs
” Une remise en question des institutions économiques internationales et un appel à l’expérimentation locale, à la coopération Sud-Sud, et à la refondation des indicateurs du progrès.
” Une réapprpriation intellectuelle du savoir économique, à travers des références à des penseurs critiques comme Friedrich List, Samir Amin, Celso Furtado ou encore les écoles africaines et caribéennes de développement autonome.
Le développement ne peut pas être une simple croissance du PIB. Il doit être un projet national: nourrir sa population, donner du travail digne, garantir l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’infrastructure et affirmer sa voix dans un monde en mutation. Et cela peut se faire sans dette extérieure, si l’on en maîtrise les leviers. Chers lecteurs, ce document est une invitation à penser, planifier et agir autrement. À bâtir une souveraineté économique par le réel, avec ce que l’on a, ce que l’on produit et ce que l’on peut organiser ensemble. Il est temps de désapprendre les recettes importées, pour apprendre à inventer notre propre trajectoire.
(À SUIVRE)






