UN PAYS À RECONSTRUIRE…

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TRiboLAND

Par J.L.T.

MANIFESTE POUR UNE HAÏTI SOUVERAINE, SOLIDE, JUSTE ET ÉCLAIRÉE…………… DÉDICACE…….

E texte est né d’une urgence Non pas celle d’un événement ponctuel, mais d’un effondrement lent, continu, : presque normalisé : celui de la nation haïtienne dans sa structure, sa parole, sa souveraineté. Face à cette désagrégation du sens et du lien, il ne suffisait plus de réagir. Il fallait penser. Il fallait écrire. Ce manifeste n’est pas l’oeuvre d’un parti, d’un gouvernement ou d’un groupe d’intérêts. Il est l’expression d’un regard inquiet, mais lucide, sur l’état du pays. Et plus encore, d’une conviction : qu’Haïti peut se relever, à condition de se réinventer.

Il a été rédigé pour celles et ceux qui croient encore que le destin d’un peuple ne se délègue pas.Pour les jeunes qui cherchent des repères. Pour les anciens qui veulent transmettre. Pour la diaspora qui reste liée. Pour les citoyens, les enseignants, les fonctionnaires, les mères de famille, les intellectuels, les artistes, les travailleurs- tous ceux qui savent que l’histoire ne s’arrête pas là. Ce manifeste se veut un outil de dialogue, de réflexion et de proposition. Il n’apporte pas des solutions fermées. Il ouvre des chantiers. Ils nomment ce que nous ne pouvons plus ignorer. Et il trace une direction possible: celle d’un pays à reconstruire, par et pour ses propres forces.

” Toute nation qui renonce à penser son propre avenir confie son destin à ceux qui ont déjà décidé du leur.” Ce manifeste est né d’un doute, d’une colère, puis d’une conviction : le pays peut se relever- mais pas à moitié, pas à crédit, pas à genoux. Pendant trop longtemps, Haïti a été raconté par d’autres. Définie par ses manques .Rescapée de ses propres chutes. Gérée à coups de programmes d’urgence, de discours, de compassion ou de calculs géopolitiques. Et pendant ce temps, un peuple tient bon. Il travaille, il résiste, il doute parfois, mais il tient debout. Il ne sait plus toujours à qui croire , mais il sait encore ce qu’il espère. Il espère un État qui le protège. Une terre qui le nourrit. Une école qui l’élève. Un avenir qui ne soit pas un exil. Ce texte ne vient pas promettre des miracles. Il ne propose pas de slogans, ni de réformes toutes faites.Il n’est ni l’oeuvre d’un parti, ni celle d’un homme providentiel. Il est une parole. Une parole d’appel, de responsabilité, de construction. Il s’adresse à celles et ceux qui refusent le fatalisme. À ceux qui ne confondent pas pauvreté et impuissance. À ceux qui savent que la souveraineté ne se demande pas, elle se reconquiert, dans notre cas, une institution à la fois, une école à la fois, un acte de dignité à la fois.

Chaque chapitre de ce manifeste trace une voie. Non pas une solution définitive mais une direction à reprendre ensemble. Non pas une vérité unique, mais une structure d’idées, de convictions, de possibles. Il ne s’agit pas de rêver le pays. Il s’agit de le penser pour mieux le reconstruire. Il ne s’agit pas d’instruire la nation. Il s’agit de l’inviter à s’instruire elle -même – à rouvrir les yeux sur ses blessures, ses forces, ses erreurs, ses ressources. Ce manifeste, à sa manière, cherche à en esquisser les foundations. À celles et ceux qui veulent bâtir au lieu de faire, cette parole est pour vous. Elle n’est pas un programme. Elle est un engagement. Une pierre posée dans le tumulte. Une direction offerte à la conscience . (À SUIVRE)

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