ENTRE LA PEUR ET LA BÊTISE…

“On n’est point un homme supérieur parce qu’on aperçoit le monde sous un jour odieux.On ne hait le monde et la vie que faute de voir assez loin.”
Chateaubriand
Comme à l’accoutumée, l’horizon politique haïtien subit encore les pressions des laboratoires spécialisés dans la préparation des intempéries de toutes sortes. Cette fois-ci, c’est la date du 7 Août avec Lesly Voltaire qui est revenue pour décider de l’avenir du pays longtemps en porte à faux sous la férule lavalas. D’un pays qui, paradoxalement est engagée dans une cascade de dates insensées, insignifiantes mais pas bien expliquées à une population trop perspicace pour ne pas les assimiler à la poursuite d’une bamboche démocratique. Malheureusement, elle n’a que trop durré tout en étirant le plaisir malsain des amuseurs publics qui se prennent pour des Hommes d’État. Trop contents de jouir des privilèges du pouvoir, ils s’arrogent le droit de se moquer de tout le monde.
Professionnels de l’autocongratulation, ils crient sur tous les toits leur joie de détenir un pouvoir inamovible fort, mais handicapé. Désert d’actions suite à désert d’idées. Des nains qui s’amusent sur un podium où les contemplent les enfants du Bon Dieu en mal d’exotisme. C’est bien le cas de le dire:” les Héros sont morts bel et bien morts. Il ne reste que des trouffons ou du moins l’arrière garde affectée au ramassage des ordures.
Aujourd’hui, toute bataille a pris fin. Le temps est au partage sans vergogne de la tunique du défunt. Et comme le soutient Chateaubriand “:Tout est tombeau chez un peuple qui n’est plus. Hélas! Haïti est devenue un vaste terrain d’essai pour aventuriers de toute nature. Tout est possible d’autant que le plus grand parti politique haïtien n’est autre que celui des absentéistes.
En dépit qu” il en ait, notre foi dans la capacité de ce peuple à retomber sur ses pieds dès le 1er Août à venir “grenadiers à l’assaut”. Car, nul n’ignore que vous êtes la caution morale d’Aristide et sous ce parapluie vous condamnez un peuple et un pays à barboter dans une misère innommable. Comme disait jadis le poète:” Ôtez-vous et tout s’écroule”. Dans le cas contraire, toute survie politique de ces farceurs devient la preuve vivante de l’échec du pays.
Farouchement Vôtre J.L.T.






