LA DIASPORA HAÏTIENNE DOIT SE DISCIPLINER AFIN DE S’INSCRIRE POUR VOTER AUX ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2025 ( suite et fin de l’article du vendredi 10 mai)

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Café civique du lundi 13 mai  2024

Les Collectivités Territoriales, la Décentralisation, les Rôles de la Société Civile, des FAD’H, de la PNH, de la BSAP, des Partis Politiques et de la Diaspora 

Chères et chers membres,

Je commence par remercier les lectrices et lecteurs qui ont partagé avec moi leurs commentaires et réflexions. J’ai pu constater deux catégories de compatriotes: les optimistes qui s’attendent à un moment historique et les pessimistes qui pensent que le Conseil Présidentiel, le Gouvernement, l’Organe de l’Action Gouvernementale ( OCAG), l’Office National d’Identification (ONI) et le futur Conseil Électoral QUE JE SOUHAITE  D’EMBLÉE PERMANENT ( avec la Réforme Constitutionnelle) inventeront toutes les stratégies possibles et imaginables pour empêcher à  la Diaspora de VOTER POUR LES ASEC ainsi que les CASEC RURAUX ET URBAINS, les Conseils Municipaux, les Députés, les Sénateurs et le Président.

Nous attendons la NOMINATION, d’une part, du Comité de Pilotage de la Conférence Nationale, d’autre part, du Conseil Électoral Provisoire (QUE NOUS PROPOSONS PERMANENT) pour savoir si le pays va traîner encore l’héritage de TRENTE-SEPT (37) ANS de Conseil Électoral Provisoire placé sous le tutorat de la Présidence et de la Communauté Internationale.

Pour revenir aux provisions de l’Accord Politique du 3 avril et du Décret du 8 avril, sur la Diaspora et les élections, nous allons essayer de scruter les 53 articles de cet Accord et les 45 du sus-dit décret.

En effet, l’accord, avec un préambule ou visa de vingt-sept (27) alinéas, n’a jamais mentionné les Haïtiens vivant à l’étranger. Et pourtant, les compatriotes de l’étranger devraient avoir leurs places au 24e alinéa stipulant: «  Considérant que le pays fait face à une crise politique depuis plus de 31 mois et qu’en l’absence d’autorités constituées, il convient aux forces politiques, économiques, sociales et religieuses de trouver un accord politique pour restaurer l’ordre démocratique et les institutions républicaines ».

Et pourquoi les signataires de cet Accord Politique ont-ils exclu les  PAYSANS, les COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, et la DIASPORA comme TROIS (3) FORCES DISTINCTES DE LA RÉPUBLIQUE AVEC LEURS CARACTÉRISTIQUES, c’est-à-dire LEURS PARTICULARITÉS?

Cette interrogation a tout son sens car ces TROIS (3) ENTITÉS NOURRISSENT DES RÊVES DIFFÉRENTS des forces politiques, économiques et sociales des élites de la Région Métropolitaine. 

LE CONSEIL PRÉSIDENTIEL EST ENTRAIN DE LE PROUVER.

Qu’en est-il des CINQUANTE-TROIS (53) ARTICLES?

Comme nous le savons, plusieurs citoyens et citoyennes de l’étranger sont: 

1) membres de partis politiques autonomes à l’étranger, c’est-à-dire créés à l’étranger et enregistrés en Haïti;

2) membres de partis politiques créés en Haïti.

Partant de cette approche, je reconnais que de nombreux compatriotes vivant à l’étranger sont membres des secteurs politiques et de la société civile, parties prenantes de l’Accord. Mais quel pourcentage de la diaspora? 

 À ma connaissance, il n’existe aucune recherche ni statistique sur cet aspect.

De ce fait, il revient aux ASSOCIATIONS de la Société Civile de se regrouper pour former une délégation et contacter leurs autorités consulaires et le Directeur de l’ONI pour solliciter des informations sur le calendrier d’enregistrement après la formation des techniciens.

Le mot «  DIASPORA » apparaît aux articles 9 et 10 de la Section V intitulée: «  De l’organe de l’Action Gouvernementale ( OCAG).

L’article 9 précise: « L’organe de contrôle de l’Exécutif dénommé Organe de Contrôle de l’Action Gouvernementale ( OCAG) sera constitué sur la base de larges consultations du Conseil Présidentiel avec les organisations haïtiennes de la société civile dans la capitale, les départements et la DIASPORA ».

Quant à l’article 10, il affirme: «  L’OCAG sera composé de quinze (15) membres, choisis conformément au Document portant organisation et fonctionnement de l’OCAG, dont DEUX (2) DÉSIGNÉS PAR LA DIASPORA, deux par les organisations de défense des droits des femmes et des jeunes, deux pour le département de l’Ouest et un pour chaque autre département. La constitution des membres de l’OCAG s’efforcera de respecter la parité de genre ».

C’est clair et net: LA DIASPORA AURA DEUX (2) REPRÉSENTANTS à cette entité de contrôle.

De plus, la DIASPORA sera aussi sollicitée dans la formation du Conseil National de Sécurité instituée à la Section IX. En ce sens, l’article 25 prescrit: «  Il sera mis en place un Conseil National de Sécurité ( CNS) formé d’experts nationaux, de PROFESSIONNELS DE LA DIASPORA et d’autres personnalités pour donner une réponse aux différents aspects de la crise de sécurité du pays ».

En résumé, la DIASPORA est mentionnée trois (3) fois :  deux (2) fois pour la formation de l’OCAG et une fois pour la création du Conseil National de Sécurité.

Pour le moment, aucune attention particulière n’est accordée, dans l’Accord Politique, à la DIASPORA en matière électorale.

Et maintenant, que dit le Décret du 8 avril au sujet de la Diaspora?

ABSOLUMENT RIEN!

Le seul sous-entendu est l’OCAG mentionné aux articles 35 et 36. Dans cette entité de 15 membres, il est prévu deux (2) représentants de la DIASPORA.

Il revient aux HAÏTIENS vivant à l’étranger de se constituer en une Confédération Mondiale avec des Représentants par Continent et sous-continent ( en Amérique) afin d’avoir un seul vis-à-vis, un seul interlocuteur avec les organes de la Transition.

Cette confédération sera aussi dirigée de manière collégiale.

Patriotiques salutations 

Hérard LOUIS Genève, le lundi 13 mai 2024

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