Port-de-Paix : des réactions suivies du vote de censure du PM Ceant à la chambre basse

03-20-2019
Plusieurs personnalités ont réagi suite au vote de censure octroyé à l’ex-premier ministre Jean Henry Céant à la chambre des députés en date du Lundi 18 Mars écoulé. Une séance d’interpellation qui continue à susciter des réactions controversées partout et à travers le pays. De l’avis de président de l’association des CASEC du Nord’Ouest, il s’agissait d’une pièce de théâtre ou d’un film cinématographique dont l’acteur et le bandit restent et demeurent inconnus. Et le grand perdant dans tout cela, c’est encore les masses défavorisées qui se dirigent de plus en plus vers le grand désespoir quand au changement de sa situation précaire.
Le départ du premier ministre Jean Henri Céant à la primature aurait considéré comme un manque à gagner pour les membres des collectivités territoriales notamment, si l’on voudrait croire aux propos du coordonnateur de CASEC de la troisième section communale de Port-de-Paix. ” A chaque fois que les maires, les CASEC et les ASEC ont entamé des processus de réalisation de certains projets, tantôt au ministre de la planification et de la coopération externe, ou celui de l’intérieur et des collectivités territoriales, il y a toujours une crise empêchant l’aboutissement des dossiers. Le renvoi des deux derniers gouvernements dirigés respectivement par le Dr Jacques Guy Lafontant et le notaire Jean Henri Céant en sont les peuves”, a déploré le président de l’association des CASEC du Nord’Ouest, M. Jimmy Dérisma. Ce qui fait, dit-il, qu’aucun élu local ne peut être prétendu qu’il répond aux désidératas de sa population.
Pour sa part, l’un des dirigeants du Collectif des Forces Actives pour le changement d’Haïti (branche du Nord’Ouest) a, au prime à bord, vivement critiqué les schisme existant entre la primature et la présidence, le sénat et la chambre des députés, jusqu’avant de constater la nullité de l’ex Premier ministre Jean Henri Céant. ” Malheureusement, le peuple n’aura rien bénéficié dans tout cela. Car, les acteurs de cette crise permanente ne travaillent pas dans l’intérêt des masses. La continuité ou non de M. Céant à la tête de la primature ( l’un ou l’autre) ne sera profitable au peuple haïtien” a en croire M. John Aristide. C’est quelqu’un qui œuvre à son profit, a-t-il ajouté, tout exprimant son désaccord avec le premier ministre déchu.
Pour l’instant, on est cependant sur une nouvelle page, car le président de la république se dit pris acte du rapport de la séance à la chambre des députés ayant renvoyé M. Céant à ses parents. Clés dans cette ligne d’idée que le président de l’association des CASEC du Nord’Ouest préconise déjà un nouveau gouvernement qui sera formé sous la base d’un large consensus. ” le prochain premier ministre ne doit pas forcément quelqu’un faisant partie du PHTK. Et les membres du nouveau cabinet ministériel pourront être appartenus à n’importe quelle structure politique et de la société civile. Il suffit qu’il s’agisse des gens qui tiendront compte de la souffrance atroce du peuple haïtien “, a déclaré le CASEC Jimmy Derisma, tout en exprimant ses plus grandes préoccupations du phénomène grandissant de la misère en Haïti.
Donc, l’élu de la troisième section communale de Port-de-Paix suggère au président de la république de s’asseoir avec tous les acteurs impliqués et concernés par cette crise pour non seulement la désignation d’un nouveau chef du gouvernement, mais encore pour la formation d’un nouveau gouvernement inclusif dans un temps record. C’est également l’avis de nombre de citoyens de la ville de Port-de-Paix estimant que c’est le moment opportun offert au chef de l’État d’enclencher le processus de dialogue où toutes les forces vives de la nation auront la possibilité de dire leur mot dans la recherche de solutions adéquates au pays. Aujourd’hui, selon les port-de-paisiens, Haïti a besoin d’un dialogue franc qui mettra au centre des débats les intérêts supérieurs d’un peuple souffrant et accablant. Cela demande des dépassements de soi pour voir le pays d’abord et non les querelles de chapelle qui font vieillir le pays dans la mandiencité, ont-ils cru.
Marc Edy Ossam, Triboland.com






