Kenya : la venue des pluies fatales, au moins 22 vies emportées par les glissements de terrain

Par TRiboLAND.com
Les fortes pluies qui s’abattent sur le Kenya depuis plusieurs jours ont laissé derrière elles un lourd bilan : au moins 22 morts, principalement dans l’ouest du pays. Vendredi soir, un glissement de terrain sur la localité de Machember, à Mukurtwo dans le comté d’Elgeyo Marakwet, a engendré la catastrophe, obligeant les équipes de secours à déployer toute leur force pour retrouver des survivants.
Malgré leur détermination, les routes impraticables et la dégradation du terrain rendent leur tâche difficile. Jusqu’ici, 19 personnes ont été sorties des décombres, tandis que d’autres blessés reçoivent des soins au Chesongoch Mission Hospital. La route stratégique Kapsowar–Chesoi a été totalement coupée, compliquant davantage l’évacuation. Des avions de secours ont été dépêchés dans la région pour accélérer l’intervention.
Mais la tragédie ne s’arrête pas là. À Kisumu West, un adolescent de 15 ans a été emporté par les eaux tumultueuses de la rivière Obonyo. D’autres zones, telles que Tana River, Garissa, Laikipia et Kisumu, subissent également des inondations ravageuses, causant la perte de bétail et forçant des centaines de familles à fuir leur foyer.
Dans la ville de Mombasa, l’eau s’est infiltrée dans des quartiers informels comme Mburukenge et Kaa Chonjo, exacerbée par des travaux d’assainissement inachevés. La situation reste critique, et le gouvernement met en garde contre la poursuite des précipitations, qui alimentent le danger dans les régions vallonnées et près des rivières.
Face à cette crise, une force coordonnée – police, Croix-Rouge et autorités locales – se mobilise pour venir en aide aux victimes, évacuer les personnes en danger et stabiliser la situation. La population est invitée à la vigilance : éviter les routes inondées, suivre les alertes officielles et se préparer à évacuer si nécessaire.
Les pluies, implacables, rappellent que la nature demeure puissante, mais ensemble, la solidarité et la réactivité peuvent faire toute la différence face à la colère des éléments.






