La population de Saint Louis-du-Nord exprime des critiques à l’égard de la DINEPA, accusant l’institution de ne pas apporter de solutions aux problèmes persistants de la commune.

408
1
Share:
TRiboLAND

09 – 15 – 2024

Saint Louis-du-Nord, Haiti______(TRiboLAND) Dans la commune de Saint Louis-du-Nord, un vent de mécontentement souffle parmi les habitants. Ils regardent DINEPA, l’agence responsable de la gestion de l’eau, avec une profonde désillusion. Les villageois se rappellent des jours passés, lorsque l’eau coulait librement dans chaque recoin de leur quartier. Ils se souviennent des rires des enfants jouant sous les gouttes d’eau qui jaillissaient, de l’eau qui s’écoulait sans interruption.

Mais aujourd’hui, la réalité est bien différente. L’arrivée de DINEPA a coïncidé avec un assèchement inquiétant des sources qui jadis alimentaient la commune. Les gens s’interrogent : où est passée l’eau ? Même quand ils cherchent désespérément une goutte, rien ne vient.

Avec la rentrée scolaire qui approche, l’inquiétude grandit. Les parents se demandent comment leurs enfants pourront étudier sans accès à l’eau potable. Dans ce climat de tension, les habitants expriment un appel urgent à l’action. Ils souhaitent que la mairie, main dans la main avec DINEPA, mette en œuvre des solutions concrètes, notamment en renforçant le Basen Mawo Desanm sur Fò et en assurant que l’eau qui descend le Chemin Dègranj puisse enfin soulager leur soif. Ils espèrent qu’une collaboration sincère pourra redonner vie à leur communauté et permettre à chacun de respirer à nouveau.

Dans un petit quartier, un homme se rendait à la fontaine pour remplir un gallon d’eau. Le coût du trajet en taxi s’élevait à 400 gourdes, une dépense qu’il devait supporter malgré la frustration qui l’accablait à chaque fois qu’il frappait à la porte des maisons pour demander de l’aide. Les déceptions s’accumulaient, et il savait au fond de lui que cette situation était inacceptable.

Face à cette réalité, la communauté a commencé à se mobiliser. Les habitants se sont unis pour faire entendre leur voix, réclamant à la mairie et à DINEPA de prendre leurs responsabilités. Ils ne comprenaient pas comment, au 21ème siècle, il était encore possible de voir une eau aussi trouble que celle du bassin Jozèf, une eau qui ne permet même pas de se laver. La colère et l’incompréhension des gens grandissaient, car chacun aspirait à un accès digne et sain à cette ressource essentielle.

Share:

1 comment

  1. Jeff BERNARD 15 September, 2024 at 22:36 Reply

    Face à cette réalité, la communauté a commencé à se mobiliser. Les habitants se sont unis pour faire entendre leur voix, réclamant à la mairie et à DINEPA de prendre leurs responsabilités.

    Triboland Mombin-Crochu

Leave a reply