“L’initiative BIOFIN au Togo : une étape clé pour la mobilisation des ressources en faveur de la biodiversité”

Par TRiboLAND.com
L’engagement du Togo en faveur de la biodiversité témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de cette ressource stratégique pour le développement durable. La tenue, le 8 juillet 2026 à Lomé, d’un atelier national dédié à la validation du rapport d’Analyse des Politiques et des Institutions (API) marque une étape clé dans la mise en œuvre d’une politique financière structurée pour la biodiversité. Ce processus s’inscrit dans une logique de réforme institutionnelle et financière visant à mobiliser des ressources innovantes, face à un contexte où les financements traditionnels restent insuffisants pour couvrir les besoins de conservation et de gestion durable des écosystèmes.
L’approche adoptée, via l’adoption de l’Initiative pour la Finance de la Biodiversité (BIOFIN), illustre une volonté stratégique d’intégrer la biodiversité dans le tissu économique national. En déployant cette initiative dans plus de 130 pays, le PNUD met en avant une démarche pragmatique et basée sur l’identification de leviers financiers alternatifs, notamment la mobilisation de financements privés, la révision des politiques fiscales, ou encore la création d’incitations économiques. La mise en œuvre de ces réformes constitue un enjeu majeur pour le Togo, qui souhaite non seulement préserver son patrimoine naturel, mais aussi en faire un levier de croissance et de résilience.
Le contexte socio-politique et environnemental actuel confère une importance cruciale à cette démarche. La reconnaissance de la biodiversité comme un « pilier central » du développement national témoigne d’un changement de paradigme, où la conservation devient une composante intégrée des politiques publiques. Cependant, cette transition requiert une forte gouvernance, une coordination efficace entre acteurs publics et privés, ainsi qu’une mobilisation accrue de ressources financières. La faiblesse des investissements dans ce secteur risque sinon de compromettre les efforts de protection en cours, aggravant ainsi les vulnérabilités économiques et sociales face aux effets du changement climatique.
L’intervention du ministre de l’Environnement lors de l’ouverture de l’atelier souligne la nécessité de recentrer la stratégie nationale autour de cette priorité. La déclaration de la ministre met en lumière la volonté politique de faire de la biodiversité un moteur de développement, tout en redéfinissant ses priorités dans un contexte global de crise écologique.
De son côté, la représentante du PNUD insiste sur la dimension stratégique et partenariale de cette initiative, en soulignant que la nature constitue non seulement un socle de l’économie, mais aussi un facteur clé de résilience pour les populations vulnérables. La réaffirmation du soutien du PNUD indique une volonté de renforcer l’accompagnement technique et financier du pays, dans une logique de mise en œuvre concrète de la Stratégie nationale.
En résumé, cette démarche s’inscrit dans une logique d’intégration de la biodiversité dans le développement économique, en mobilisant des ressources innovantes et en mobilisant l’ensemble des parties prenantes. La réussite de cette initiative dépendra cependant de la capacité du gouvernement togolais à traduire les engagements en actions concrètes, à renforcer la gouvernance et à attirer des investissements durables. La question centrale reste celle de la mobilisation effective des ressources et de la mise en œuvre des réformes pour assurer la pérennité de cette démarche stratégique.






