Les signes que les États-Unis préparent une invasion terrestre de l’Iran

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TRiboLAND

Par Sanya Burgess, Jane Merrick et Jack Hillcox , MSN.COM

Les États-Unis semblent déployer des équipements militaires destinés à une opération rapide dans la région. Parmi ceux-ci, une unité de « réponse rapide » spécialisée dans les raids maritimes, des troupes de forces terrestres capables de prendre le contrôle d’aérodromes, ainsi que des C-17 potentiellement chargés de munitions. Ces éléments laissent penser que le président Donald Trump prépare une escalade militaire contre l’Iran.

Les informations issues des sources ouvertes concernant les mouvements de l’armée et la traçabilité des vols militaires américains indiquent une possible stratégie visant à déployer des troupes de combat en Middle East, alors que la pression monte pour mettre fin au conflit.

Les spéculations évoquant une tentative américaine de prendre le contrôle de l’île de Kharg, le principal port d’exportation de pétrole de l’Iran, se sont intensifiées ces derniers jours. La capture de cet enjeu stratégique pourrait représenter une étape clé dans une éventuelle conclusion du conflit, qui reste impopulaire auprès des électeurs américains et de nombreux alliés.

Mardi soir, le Wall Street Journal a rapporté que deux responsables américains avaient confirmé que la Défense prévoit de déployer une force de 3 000 soldats issus de la prestigieuse 82e division aéroportée pour soutenir des opérations contre l’Iran. Un ordre écrit pour le déploiement de cette unité pourrait être donné dans les prochaines heures.

Des soldats américains envoient des photos de repas particulièrement somptueux servis dans leurs bases, notamment un « surf and turf » composé de homard et de steak, un signe que leur déploiement imminent pourrait être proche. Selon Ruben Stewart, chercheur principal en guerre terrestre à l’Institut International pour les Études Stratégiques (IISS), « ce n’est pas simplement de la rhétorique : des forces capables de combattre se déplacent et peuvent être mobilisées rapidement ».

La composition des troupes déplacées ne suggère pas une invasion terrestre à long terme, mais plutôt une opération rapide, selon Stewart. « On a affaire à une force adaptée à des opérations de courte durée et ciblées, et non à une invasion prolongée. L’invasion de l’Irak en 2003, par exemple, mobilisait environ 160 000 soldats pour un pays qui ne représente qu’un quart de la taille de l’Iran », explique-t-il.

Il ajoute que, bien que le calendrier semble coïncider avec une communication politique sur le détroit d’Hormuz, la posture militaire témoigne d’une préparation à toute éventualité, visant à dissuader toute escalation tout en conservant la possibilité d’une action limitée si nécessaire.

source anglaise / traduit par triboland.com

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