TRibo Express Actualités Nationales – 29 Novembre 2025

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Par TRiboLAND.com

Haïti et Taïwan : La commune de La Victoire en pleine renaissance grâce à une vision de modernisation

Dans le cadre du renforcement des liens entre Haïti et Taïwan, Emmanuel Vertilaire, conseiller présidentiel de Transition, accompagné de Hu Cheng Hao, ambassadeur de Taïwan en Haïti, a effectué une visite officielle dans la région du Nord, précisément dans la ville de La Victoire, sa ville natale. Cette visite, organisée à l’occasion de la fête patronale, symbolise plus qu’un simple déplacement : elle incarne la volonté commune de bâtir un partenariat solide basé sur la coopération et le développement.

Après une messe solennelle, Vertilaire a entamé une série de rencontres et d’inspections ciblant les besoins pressants de la commune. Il a notamment visité le commissariat local et la mairie, où il a échangé avec les autorités sur des sujets cruciaux tels que la sécurité et la gestion des ressources en eau. Son engagement va au-delà des discours : il annonce une série de projets concrets, financés par Taïwan, qui vont transformer La Victoire en un véritable modèle de développement local.

Parmi ces projets, la construction d’un marché moderne, capable de dynamiser l’économie locale, d’un complexe administratif dernier cri pour améliorer la gouvernance, le bétonnage des rues pour faciliter la circulation et la sécurité, ainsi que l’aménagement d’une place publique, lieu de rassemblement et de vie communautaire. Ces initiatives, si elles voient le jour comme prévu, marqueront un tournant décisif pour la commune. Elles seront la concrétisation d’une vision partagée d’un avenir où développement rime avec dignité et progrès.

Ce rayonnement de La Victoire ne doit rien au hasard : il reflète la détermination d’un Vertilaire, conseiller du CPT, à faire de sa ville natale un exemple de résilience et d’innovation, malgré les mauvaises pratiques et la corruption qui ont trop souvent terni l’image d’Haïti dans le passé.

Pétion-Ville : Entre tristesse et inquiétude face à une insécurité grandissante

Le vendredi 28 novembre 2025 s’inscrit dans la mémoire collective de Pétion-Ville comme une journée de grande tristesse. La découverte macabre de quatre corps sans vie, près de l’ancien cimetière, a bouleversé la communauté. Des témoins racontent avoir vu d’autres victimes dans différentes zones, ce qui souligne la gravité de la situation. La police, mobilisée pour faire face à cette vague de violence, a déployé des patrouilles dans toute la commune, mais la complexité de la situation et le mode opératoire des assaillants restent encore flous.

Ce climat d’insécurité s’installe comme un spectre qui hante chaque quartier, alimentant la peur, la colère et l’impuissance. Les habitants dénoncent la banalisation de ces actes, qui deviennent une menace constante pour la paix sociale et le vivre-ensemble. Les autorités devront rapidement agir pour restaurer la sécurité et la confiance, sous peine d’un effondrement complet de l’ordre public dans cette commune qui, habituellement, symbolise la stabilité.

Jacmel, ville de culture et de citoyenneté : une école pour la démocratie

Ce 28 novembre, l’Institut Enfance et Demain (inED) a marqué une étape importante dans la sensibilisation citoyenne en organisant une cérémonie symbolique d’investiture. La scène était celle d’une véritable école de la démocratie, où les jeunes élus, parmi eux César Bertrand, élève en S4, ont prêté serment comme représentant de leur communauté.

Ce rituel, inscrit dans le cadre du « Code de vie » de l’école, vise à inculquer dès le plus jeune âge les valeurs de responsabilité, de participation et de respect des institutions. Il s’agit là d’un véritable apprentissage pratique de la citoyenneté, une démarche qui peut potentiellement changer la donne dans un pays où la démocratie doit encore s’affirmer. En faisant de l’école un lieu d’incarnation concrète des principes démocratiques, haïti construit peu à peu une génération engagée, consciente de ses droits et de ses devoirs.

La Police Nationale d’Haïti : une avancée dans la lutte contre l’insécurité à Port-au-Prince

Le 29 novembre, Vladimir Paraison, Directeur Général par intérim de la PNH, a présenté un bilan détaillé de ses 100 premiers jours à la tête de la police. Le constat, bien que mitigé, témoigne d’un effort sérieux pour redonner confiance et sécurité dans la capitale.

Paraison met en avant plusieurs réussites : la réduction significative du contrôle des gangs dans le centre-ville, qui aurait passé de 32 % à moins de 21 %, ainsi que la diminution de leur influence à Delmas, de 13,3 % à 3,64 %, grâce à des opérations ciblées et à la mobilisation des unités spéciales. La récente reprise de quartiers stratégiques comme Téléco et Bélot dans la commune de Kenscoff illustre cette volonté de reconquête.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire, car la criminalité reste profondément ancrée, et la sécurité ne peut s’obtenir que par une action continue, coordonnée et ferme. La police semble sur la bonne voie, mais doit maintenir ses efforts pour instaurer durablement la stabilité dans la capitale.

Controverse diplomatique : La dénonciation du RHAJAC face aux pressions étrangères

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a lancé un cri d’alarme en dénonçant des comportements inacceptables de la part de diplomates américains et canadiens. Selon l’organisation, des comportements qui pourraient être considérés comme des manquements à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ont été observés, notamment des messages et pressions visant à influencer la décision du conseiller-président Fritz Alphonse Jean.

Ce dernier affirme que, le 26 novembre, il a reçu des pressions pour l’empêcher d’entamer un processus de remplacement du Premier ministre, ce qu’il a refusé, se retrouvant par la suite sanctionné par le Département d’État américain. Si ces accusations étaient prouvées, cela remettrait en cause la neutralité et l’intégrité de la diplomatie étrangère en Haïti, fragilisant davantage la souveraineté nationale.

Le RHAJAC réclame des enquêtes indépendantes, afin de faire toute la lumière sur ces pratiques et de préserver l’honneur des relations diplomatiques. La question reste ouverte : comment garantir un respect mutuel dans un contexte où la souveraineté nationale est mise à mal ?

Haïti : Nouvel ambassadeur aux Bahamas, un pas vers une diplomatie renforcée

Dern Jovens Bonhomme, nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti aux Bahamas, a officiellement présenté ses lettres de créance le 28 novembre 2025. La cérémonie, confiée à Cynthia A. Pratt, Gouverneure Générale du pays, a marqué le début officiel de sa mission diplomatique.

Ce geste traduit l’engagement d’Haïti à renforcer sa présence dans la région et à développer des relations bilatérales basées sur la coopération et l’intérêt mutuel. Dans un contexte où la diplomatie joue un rôle-clé pour surmonter les crises, cette nomination s’inscrit dans une stratégie visant à promouvoir la voix haïtienne sur la scène internationale.

Naissance d’un nouveau parti : DEHFI, l’ambition d’une Haïti forte et inclusive

L’Hôtel Montana a été le théâtre du lancement officiel de DEHFI (Démocrates Engagés pour une Haïti Forte et Inclusive), un nouveau parti politique qui aspire à contribuer à la reconstruction d’un pays souverain, uni et prospère. La cérémonie, riche en symboles, a été l’occasion pour ses fondateurs d’affirmer leur volonté d’insuffler un nouvel esprit de solidarité et de responsabilité citoyenne.

Le secrétaire général, le Dr Martial Beneche, a lancé un appel vibrant à l’unité nationale, insistant sur le rôle central de la diaspora dans cette dynamique. Il exhorte les Haïtiens, où qu’ils soient, à s’unir pour redonner à leur pays sa souveraineté, sa dignité et son avenir.

Il a aussi lancé un message d’encouragement à la jeunesse : l’engagement politique n’est pas une option, mais une nécessité pour bâtir une Haïti prospère et inclusive. La nouvelle voie vers la renaissance nationale est celle de l’union, de la participation et de la détermination collective.

Ransanbleman madam Sara Ayiti (RAMSA) delivre plizyè plak donè ak merit bay divès pèsonalite nan Jeremi.

Nan sousi pou ankouraje jefò ak angajman kèk otorite nan Jeremi. Ransanbleman madan Sara Ayiti (RAMSA) Sou Inityativ kòdonatris Jeneral la, Jocelyne Jean Louis, renmèt bay kèk otorite plizyè plak donè ak merit; pami yo prezidan komisyon kominal enterimè Jeremi an, Onel Jacinthe.

Daprè kodonatris Jean Louis, RAMSA fè jès sila an siy rekonesans, angajman, devouman, kontribisyon remakab pou devlopman fanm riral yo ke prezidan komisyon kominal enterimè Jeremi an, pote kòm kontribisyon nan devlopman fanm riral yo nan Jeremi .

Divès lot estrikti òganize nan sosyete sivil Jeremyèn lan, bat bwavo lakontantman pou inityativ sila ke Ransanbleman Madam Sara yo pwan pou ankouraje moun kap fè aksyon ki bon nan kominote a. Konsa, yo swete majistra Onel Jacinthe kontinye fè jéfò nan kontinye pwan bon desizyon ki kadre ak la lwa, pou avansman komin Jeremi. ‎

Nan okazyon ventyèm ane ekzistans enspeksyon jeneral finans (IGF) Yon konferans deba realize nan Kanperen .

Komin – Kanperen Nan okazyon ventyèm ane ekzistans enspeksyon jeneral finans ( IGF), ki se yon antite otonom ministè ekonomi ak finans , responsab estrikti sila reyni nan komin Kanperen, Otèl Lerekil sou direktif direktris jeneral la, madam Goethie Vernelte Morency. Yon parèy evenman, te plis chita sou tèm “Kontwòl akonpayman 2 pilye esansyèl pou garanti yon jesyon piblik ekilibre, efikas e oryante vè lit kont koripsyon”.

Nan kad konferans sila, otorite kite soti Potopwens, Jakmel, Miiragwan e Okay te prezan nan komin Kanperen, non sèlman pou eskplike ki wol enspeksyon jeneral finans (IGF), men tou fè yon evalyasyon travay ki deja realize yo, ak gade ki pèspektiv ki dwe mete anplas, antanke enstitisyon teknik finansye ak kontwòl.

Konferans deba a pat senpleman baze sou mekanis lwa ki reji bon fonksyonmam enstitisyon piblik yo, kont kesyon koripsyon nan administrasyon piblik yo, men kontwòl antèn jiridiksyonèl.

Joseph Lambert : « Haïti a besoin de stabilité, de continuité et d’élections honnêtes .»

Invité du matin vendredi 28 novembre 2025 à l’émission Impasse sur Radio Scoop FM, le sénateur Joseph Lambert a livré une intervention axée sur l’apaisement, la stabilité et la nécessité de préparer sérieusement les prochaines échéances électorales. Dans un contexte politique toujours incertain, l’ancien président de la Chambre haute a dit vouloir rompre avec les logiques de confrontation.

Dès l’ouverture de son intervention, le parlementaire a tenu à clarifier sa démarche :

« Je ne viens pas régler des comptes. Je veux continuer à travailler pour stabiliser le pays. »Revenant sur les sanctions internationales imposées à son encontre, Lambert a réitéré que ces mesures « reposaient sur des faits faux », tout en affirmant ne nourrir « aucune rancœur ». Pour lui, la priorité n’est pas au règlement de différends personnels mais à la reconstruction politique du pays.

Appel à l’apaisement et au maintien de l’ordre institutionnel

Joseph Lambert a insisté sur la nécessité de préserver la continuité des institutions :« Je choisis l’apaisement et la continuité de l’État. Renverser le gouvernement aujourd’hui serait une folie politique. »
Le sénateur juge que la classe politique doit éviter tout geste susceptible d’approfondir la crise. « L’heure n’est plus aux crises, l’heure est aux élections », a-t-il martelé, estimant que seule une transition pacifique vers les urnes permettra de restaurer la légitimité démocratique.

Un rôle de médiateur qu’il revendique

S’affirmant comme un acteur prêt à favoriser le compromis plutôt que la rupture, Lambert s’est dit déterminé à contribuer à un climat politique plus constructif : « Je veux être un pont, pas un problème. » Il a également rappelé l’importance de la date du 7 février, symbole des transitions politiques en Haïti, qu’il souhaite voir transformée en « renaissance institutionnelle, pas un nouveau désastre politique ».

Diplomatie, stabilité et vision : les piliers évoqués pour l’avenir

Dans la suite de son intervention, le sénateur a élargi son propos à la gouvernance nationale et à la place d’Haïti sur la scène internationale.« Je suis prêt à travailler dans une logique constructive, transparente et de partenariat. Mon parcours, mes erreurs, mes succès ; tout m’a appris qu’il n’y a pas d’avenir pour Haïti sans une diplomatie agissante. »

Lambert estime que le pays ne peut sortir de l’impasse sans une stratégie claire :

« Haïti a besoin de stabilité, de continuité et d’élections honnêtes. Haïti a besoin d’un leadership serein, d’un esprit de médiation et d’une vision. »
Un message de positionnement politique clair
En conclusion de son intervention, le sénateur Joseph Lambert a résumé la ligne qu’il entend incarner :« Aujourd’hui je choisis la paix, je choisis l’État, je choisis la nation. »

Par cette prise de parole, Lambert cherche manifestement à se poser en acteur de modération et en défenseur d’une transition ordonnée vers des élections crédibles. Reste à voir si ces appels trouveront un écho au sein de la classe politique et dans une société haïtienne fatiguée des crises à répétition.

Jacmel info

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