Des drones kamikazes lancés en éclaireurs sur les territoires dominés par des gangs à Port-au-Prince

Par TRiboLAND.com
Ce dimanche 31 août 2025, dans la matinée brumeuse de Port-au-Prince, une opération d’envergure se déroulait dans la 3ème Circonscription. La zone, habituellement marquée par la violence et l’insécurité, vibrait cette fois au rythme d’explosions soudaines et déchirantes. Des drones kamikazes, lancés par la task force coordonnée par la Primature haïtienne sous la direction du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, avaient été déployés dans le cadre d’une offensive ciblée contre les foyers de gangs.
Les premières détonations retentirent peu après 9 heures du matin. Des habitants, encore endormis ou allant vaquer à leurs occupations, furent soudainement secoués par le vacarme assourdissant de ces attaques aériennes. À Village de Dieu, le fief du gang « 5 Secondes », puis à Martissant 4, la terre trembla sous l’impact des explosions. La fumée noire s’éleva rapidement dans le ciel, masquant en partie le soleil naissant, alors que la violence s’abattait sur ces quartiers difficiles.
Témoins et riverains racontent que plus d’une dizaine de drones furent déployés dans l’espoir de détruire les repaires des criminels et de réduire leur capacité d’action. Leurs objectifs étaient clairs : éliminer ceux qui menacent la paix et la sécurité de la capitale. Mais derrière cette opération, c’était aussi une lutte contre l’insécurité persistante, contre l’omniprésence du terrorisme urbain.
Après la rafale de détonations, le silence se fit brièvement, avant que ne s’annoncent le passage d’ambulances dans les rues. Des témoins rapportent que ces véhicules appartenant à des groupes criminels évacuaient des cadavres, tentant de récupérer leurs morts ou leurs blessés. La scène était chaotique, empreinte de tristesse et de destruction. La ville, déjà meurtrie, assistait à un nouveau chapitre de sa lutte pour la survie et la paix.






