L’OEA, experte en élaboration de plans d’action pour soutenir Haïti…… comme si cela allait changer quelque chose, mais au moins, ils ont essayé.

Washington, États-Unis______(TRiboLAND) Albert Ramdin, Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), a inauguré mercredi la première session du Groupe d’amis d’Haïti, destiné à élaborer une nouvelle feuille de route pour faire face à la crise humanitaire et sécuritaire qui, semble-t-il, ne veut pas s’en aller.
Cette fameuse feuille de route, qui sera bientôt présentée au Conseil permanent de l’OEA, se concentre sur cinq axes : la stabilité sécuritaire, la réponse humanitaire, le consensus politique, la légitimité électorale et le développement durable. Ramdin a insisté sur le fait que cette initiative, née d’un mandat adopté lors de la dernière Assemblée générale de l’OEA, répond à « l’appel » pour relever les « défis » en gouvernance et sécurité que traverse Haïti — une formule toute en promesses, bien entendu.
Au passage, certains spéculent déjà sur un retour en force du Core Group, qui, près de lui, semble prêt à rouvrir ses bureaux pour reprendre ses activités habituelles, souvent perçues comme arrogantes, paternalistes, et totalement déconnectées de la réalité haïtienne. Ce même groupe, responsable selon certains d’avoir contribué à plonger le pays dans un chaos sans précédent, pourrait faire son grand retour, cette fois-ci sous le regard complice de l’OEA — dont l’efficacité passée dans la gestion de la crise haïtienne est bien connue pour avoir été… disons, peu probante.
Qu’espérer donc de cette nouvelle feuille de route, menée par une organisation qui a déjà si brillamment échoué à résoudre la crise multidimensionnelle en Haïti ? L’espoir, sans doute, d’un miracle… ou d’un autre échec annoncé.






