Un expert des Nations Unies dénonce avec vigueur les actes de violence sexuelle perpétrés par Israël contre le peuple palestinien

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Des experts des Nations Unies ont récemment affirmé qu’Israël utilise la violence sexuelle et fondée sur le genre contre les Palestiniens dans le cadre du conflit à Gaza. Ce constat émane d’un rapport commandé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dans lequel l’État israélien est accusé d’incorporer la violence sexuelle comme une tactique de guerre.

Le rapport souligne que depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas, une série considérable de violations a été commise à l’encontre de la population palestinienne, englobant femmes, hommes, garçons et filles. Chris Sidoti, membre de la Commission internationale indépendante d’enquête sur le territoire palestinien occupé, a relevé que les formes de violence sexuelle, reproductive et d’autres types de violence de genre à l’encontre des Palestiniens sont en augmentation.

Sidoti indique également que ces actes s’inscrivent dans une dynamique de génocide, illustrée par la destruction systématique des infrastructures de santé sexuelle et reproductive. Ces viols et violences, selon lui, constituent non seulement des crimes de guerre mais aussi des crimes contre l’humanité, tout en notant qu’Israël a entravé les enquêtes de la Commission.

Israël a réfuté ces accusations, les qualifiant de biaisées et d’antisémites, et accuse la Commission d’enquête de se baser sur des « sources non vérifiées et unilatérales ». Cependant, les commissaires affirment que le rapport est fondé sur des témoignages de victimes et de témoins, dont plusieurs ont témoigné lors d’audiences à Genève. De plus, des photos, vidéos vérifiées et des informations provenant d’organisations de la société civile et de défense des droits des femmes ont été utilisées pour étayer les allégations.

Le rapport met également en lumière les abus sexuels présumés commis par les forces de sécurité israéliennes contre des prisonniers palestiniens. Israël a nié l’existence d’abus systématiques, en affirmant avoir pris des mesures en cas de violations.

Hamas a qualifié le rapport d’« confirmation de la gravité des crimes » commis par Israël. Les conclusions de la Commission pourraient potentiellement servir de preuves devant la Cour pénale internationale (CPI) ou d’autres juridictions cherchant à poursuivre Israël pour crimes de guerre.

Il est notable que la CPI a déjà émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, tous deux ayant nié les accusations de crimes de guerre à Gaza. De plus, la cour a émis un mandat contre un leader militaire du Hamas, qui a été confirmé comme ayant été tué.

Cette situation met en lumière des enjeux complexes et profondément enracinés liés aux droits de l’homme dans le cadre du conflit israélo-palestinien, soulignant les implications de la violence sexuelle dans les conflits armés et la nécessité d’une enquête approfondie et d’une responsabilité internationale.

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