Nomination de Michel Lapin: l’ACNNO monte à bord

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Contrairement aux opinions qui feraient croire que le premier ministre nommé, Jean Michel Lapin n’est pas l’homme qu’il faut pour remplacer de manière légitime le notaire Jean Henry Céant à la primature,  l’association des CASEC pour un Nouveau Nord’Ouest (ACNNO) a, pourtant, témoigné son appui au choix du président de la république. L’ACNNO a pris cette position par le fait que M. Lapin a franchi plusieurs étapes dans l’administration publique qui lui donneront la capacité de bien remplir sa mission de chef du gouvernement. ” C’est quelqu’un qui connait mieux le fonctionnement de l’État haïtien. Et surtout, il a annoncé l’espoir par rapport aux décisions prises en assurant l’intérimaire “, a déclaré le président de l’ACNNO, le CASEC Jimmy Derisma qui a, toutefois, exprimé ses réserves quand à l’application concrètes de ces mesures.


Par rapport à son affinité pour ce choix, il pense que les parlementaires n’auront pas à faire trop de dilatoires pour voter la politique générale du premier ministre nommé. ” C’est ce qui va lui donné l’opportunité d’agir en toute légalité en vue de faire aterir véritablement la politique du président Jovenel Moïse. Cependant, en ce qui a trait a la formation du nouveau cabinet ministériel, l’élu local suggère au chef de l’État à s’asseoir avec tous les secteurs et représentants des partis déjà consultés, aux fins de mettre en place un gouvernement d’ouverture et inclusif. Même lorsque le CASEC s’est convaincu que le problème ne pose là. ” Il s’agit de préférence d’une conscience collective, d’une entente nationale pour sauver Haïti. Car, ce sont nous les haïtiens qui sommes le problème de notre propre patrie”, a martelé M. Jimmy, souhaitant que le processus n’use pas de lenteur.


Cependant, tenir compte des deux ans, depuis la rentrée en fonction des membres des Conseil d’administration de la Section communales, où aucune activité d’envergure ne se réalise pas dans les sections, Le président l’ACNNO estime que ce soit un gouvernement se mettra à l’écoute des membres des collectivités territoriales. ” Ce sera le troisième gouvernement sous la présidence de M. Jovenel Moïse. Et ça fait longtemps depuis nous réclamons la part des collectivités du pouvoir afin de toucher réellement les personnes habitant dans les zones les plus reculées du pays”, s’exclame-t-il. Préoccupé par la situation bouleversante et misérable de la majorité de la population du Nord’Ouest, le numéro de l’association des CASEC pour un Nouveau Nord’Ouest élève la voix. ” Dans les sections communales,  il n’a pas pour l’instant aucune denrée Or, les paysans vivent particulièrement de leurs plantations. Il faudra des autorités soucieuses et conscientes de cette précarité de vie qui s’inquiète “, a-t-il soutenu.


Parallèlement, lors de cette interview accordée au quotidien le national le Mercredi 10 Avril 2019, le CASEC en a profité pour réclamer de l’État haïtien ces six mois d’arrières de salaire. En ce sens, une grand rassemblement est prévu pour ce Jeudi à Port-au-Prince pour exiger au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales. C’est dans cette ligne d’idées que les différentes associations départementales des CASEC du pays ont déjà une opération baptisée ” operasyon pa la tann”. “Nous avons, comme tous les élus, la responsabilité familiale et d’autres besoins à satisfaire, il nous faut des moyens financiers. Donc, le ministère de tutelle ne peut traiter les CASEC de cette manière “, a déploré le coordonnateur des CASEC de la 6ème section communale ” polin la corne”.


Toutefois, il semblerait que les préoccupations du président de l’ACNNO ne se résume uniquement aux arriérées de salaires dues, mais également du blocage d’un million de gourdes ajusté dans le budget 2017-2018 pour faciliter les CASEC notamment à réaliser de petits projets dans leurs sections communales respectives. ” Malheureusement, jusqu’à présent bon nombre de CASEC dans le département du Nord’Ouest en particulier ne reçoivent pas ce montant. Pourtant, il y en a qui ont subi des menaces et d’une campagne de dénigrement dans leur communauté, comme quoi ils ont détourné ce fonds. En dépit de la fin de l’exercice 2017-2018, le président de l’ACNNO réclame encore le déblocage de ce montant pour permettre à ces élus d’effectuer  des travaux de développement en faveur de leurs mandants. 

Marc Edy Ossam, Triboland

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