COUP D’UN MAÎTRE…L’HOMME D’AIRAIN..

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TRiboLAND

Ma plume folle est toujours prête à inscrire l’action commune dans le présent et l’avenir même contre l’avis de ceux dont les blessures ne sont pas encore cicatrisées. Mais qu’importe, s’il faut que le présent doit s’analyser à partir de ce qui n’est plus et qui peut se retrouver par les vestiges, les souvenances. Passons, pour une mâle gaieté triste et profonde, la page d’histoire qui s’ensuit reflètera sans commune mesure “la force qui ranime, l’espoir qui enflamme et la volonté qui soutient”.

1968 : les Prêtes du Petit Séminaire ayant violé délibérément la loi qui stipule de par le monde que” le spirituel ne doit pas se mêler du temporel” oublient qu’ en préconisant la surenchère mémorielle, on agite la repentance, pardon, la Justice. Ainsi, l’homme d’airain , le Président Docteur François Duvalier a choisi d’exiler ses colis trop encombrants . La nouvelle, une fois parvenue au Vatican, le Saint Siège dépêche un émissaire pour signifier au Président Duvalier son excommunication. Après trois jours de voyage en avion à l’époque du Vatican à Port-au-Prince, l’émissaire obtint un rendez-vous, le lendemain de son arrivée.

10hres a.m., ponctuel, le messager du Vatican est invité à patienter dans la salle attendant au bureau du Président. 11 hres, 12 hres ,1hre, le Docteur Fourcand et le Général Colonel Gracia Jacques supportent le Président qui visiblement a beaucoup de peine à marcher. Le Dr Fourcand s’adressant à l’émissaire : Mon Seigneur, si vous acceptez cette audience malgré l’état de santé du Président, vous serez responsable de sa mort . Le messager s’incline et accepte de remettre l’audience au jour suivant. Toujours ponctuel.. le lendemain 10hres a.m. même scenario, l’émissaire est encore invité à patienter. Mais vers 12hres 30, le lieutenant Jean Thomas lui annonce que le Président ne s’étant pas encore tout à fait remis souhaiterait reporter l’audience le lendemain et qu’en aucun cas, il ne pourra convenir d’un 3ème report.

Le jour dit, toujours ponctuel, l’émissaire est une fois de plus invité à patienter et sera finalement reçu à 1hre 30 p.m. Le bureau du Président est comme un long couloir jusqu’au fond duquel un meuble bureau, deux fauteils de visiteurs un fauteuil de bureau, une bibliothèque. Le Président Duvalier se déplace de son fauteuil pour s’approcher de l’émissaire qu’il invite d’ailleurs à s’asseoir puis le rejoint sur un des fauteuils réservés aux visiteurs:
(Duvalier) : Mon Seigneur permettez que je profite de votre présence pour confirmer une page d’histoire au bénéfice de mes enfants!
L’Archevêque : avec plaisir Monsieur le Président (Duvalier) :stoïquement, s’adressant au lieutenant Max Dominique: Allez donc me chercher les enfants….
Brusquement des officiers en tenue de combat avec casques d’acier et mitraillette en main se précipitent comme pour protéger le Président d’une agression imminente. L’émissaire stupéfait, l’air plus apeuré que surpris perd de son superbe. Le Président Duvalier prend l’air contrarié et dit:” Calmez-vous les enfants,..Vous avez effrayé L’Archevêque, puis se retourne vers ce dernier pour le rassurer” Les enfants sont terriblement turbulents….mais revenons à l’Histoire. N’est-il pas exact qu’avant le massacre des Juifs, le Pape en personne a béni les troupes allemandes? Pour toute réponse, L’Émissaire: Monsieur le Président, vous avez gagné le droit d’avoir un clergé indigène.

On dira ce que l’on voudra, ou on prétextera un vécu qui invite à être pro ou anti…mais ayons par simple respect de l’Histoire l’honnêteté de reconnaître les valeurs des hommes et des femmes qui ont marqué l’Histoire. Ainsi est né le Clergé indigène et Duvalier par ce même Clergé payé en monnaie de singe! Je doute que les membres de ce Clergé l’emporteront au paradis. Caveant consules!

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