STOP…. FEUX AU ROUGE … (suite)

343
0
Share:
TRiboLAND

Par J.L.T.

Au terme de cette réflexion, il est important de se demander pourquoi l’opposition n’arrive pas à avoir raison d’un gouvernement pluriel aussi décrié que CPT. Quoique n ‘ayant pas apparemment aucun moyen de subsistance, les membres de cette opposition n’en mènent pas moins une vie supérieure à celle des classes dites moyennes et majoritaires. De là, l’impression diffuse d’être en face d’une comédie de boulevard dont les acteurs ” vedettes ou soutiens” se retrouvent logés à la même enseigne. Il leur appartient de prouver qu’ils ne sont pas de mêche avec le pouvoir dans ce partage exclusif du gâteau national.

On ne peut pas certes demander à un citoyen dans la cinquantaine qui a eu jadis le bonheur de vivre dans un pays pauvre mais digne, un pays bambocheur mais respectueux de certaines valeurs morales et spirituelles de garder le silence sur ce qui se passe chez lui aujourd’hui. Les générations actuelles et futures ont le droit de savoir. Elles doivent comprendre et surtout connaître que leur pays n’a pas toujours connu ce destin d’arrière-ban auquel l’ont confiné des leaders inconséquents acoquinés à la mafia internationale qui n’attend souvent que le moment propice pour récupérer les prébendes importées dans les sacs de voyage des dictateurs chassés de leur pays au terme de leur mandat de brigandage. Elles doivent comprendre et reconnaître que leur terre est extrêmement généreuse pour ses enfants. Et que si ceux- ci sont encore à l’âge de pierre, c’est parce que ceux qui en avaient la responsabilité ont simplement failli au prestige et aux attentes de leur mission.

Aujourd’hui, l’encensoir politique s’agite dans tous les sens. Des articles laudateurs sur les réseaux sociaux qui chantent la gloire des coquins, frippons et autres canailles qui parsèment les sentiers fleuris de notre histoire. On est prêt à hisser ces zigolos infâmes au rang des Héros de l’indépendance. Car, ils ont la bénédiction du Grand Vizir. En cherchant leur pain quotidien des ” journaleux” faméliques sur les réseaux sociaux ressuscitent des cadavres par leur incompréhension de la conjoncture. Des intellectuels et autres universitaires se sont rendus coupables de quatre décennies de dilation, de tromperie, de vengeance et ont cru bon de favoriser la prise du pouvoir politique par l’un des leurs dont ils croyaient pouvoir tirer les ficelles, une fois leur but atteint. Croyant par ainsi se mettre eux-mêmes à l’abri du regard de Caïn, que tant de mots flatteurs ont été prononcés à l’endroit des Princes du jour. Tant d’appels à l’hallali ont été faits pour clore les lèvres des témoins. Tant de turpitudes ont été commises: des Maris vendent leurs femmes en retour d’un poste à l’étranger. Des femmes d’une certaine société trahissent la mémoire même exécrée de leur époux, car les nouveaux Princes du jour ont su acheter le silence des agneaux au prix fort. Et la vie continue comme si de rien n’était, comme si le monde entier était coupable de notre régression. Comme si dans l’éducation de la vie, la conscience d’être s’était révélée, une parfaite inconnue.

Quoiqu’il en soit, nous ne souffrons pas d’un déficit d’hommes de valeur ou d’hommes intègres à l’intérieur du” Temple de Dieu”. Des Dessalines et des Christophe, des Capois et des Pétion, il y en a encore dans la lithosphère haïtienne. Il suffit juste de gratter un peu le sol de la confiance, de l’intégrité, de la convivialité, de la générosité pour en faire jaillir ces qualités de coeur qui font la grandeur des peuples. Mais quand l’Internationale sévit avec tant de rigueur contre les patriotes : ces nationaux qui sont conscients du sort qu’ on leur réserve au terme de leur action politique, on ne peut que déplorer les craintes justifiées de ces hommes dans cet environnement de mondialisation qui en fait demeure un bouillon malodorant de virus et de bacilles pour une éventuelle guerre bactériologique. La menace fantôme est plus que réelle. Parlez-en au Général-Président Prosper Avril, au Général Dorélien, d’Ertha Trouillot et à tous les autres qui ont croupi dans les geôles d’Aristide. (À SUIVRE)

Share:

Leave a reply