Port-de-Paix : conférence-débat sur les risques sismiques

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Triboland.com   01-26-2019


Le Groupe d’Appui au Développement Local (GADEL) a organisé dans l’après-midi du Vendredi vingt-cinq (25) Janvier 2019, une grande conférence-débat au Caciquat Convention center à Port-de-Paix. Déroulée autours du thème : “Risques sismiques dans le Nord’Ouest, comment éviter le pire”, cette a réuni les étudiants, les enseignants, toutes les catégories socioprofessionnelles, les leaders religieux, les autorités étatiques, pour ne citer que ces secteurs ayant répondu massivement au rendez-vous.


“Cette activité est parmi d’autres dans le cadre de la sensibilisation visant à conscientiser les membres de la population nord’ouesienne non seulement sur l’existence de la faille septentrional, mais encore sur le fait que cette faille sismique est en activité depuis vers les années 1842″, a déclaré l’agronome Owell Théock du conseil d’administration de GADEL. Aujourd’hui et demain, il nécessite constamment une campagne de sensibilisation, car personne ne peut l’empêcher lorsque apparaîtra le danger éventuellement, mais on pourra diminuer les dégâts, si l’on se prépare en conséquence, selon les explications de l’ancien délégué départemental du Nord’Ouest. ” C’est pourquoi, le Groupe d’Appui au Développement Local cible, dans cette activité, les membres des secteurs capables de véhiculer le message de la préventions, afin d’éviter le pire”, a-t-il martelé.


Si, par rapport aux menaces sismiques prévues notamment dans les départements du Nord et du Nord’Ouest, d’aucuns ont leurs yeux rivés sur la responsabilité de l’État haïtien devant se montrer soucieux à la vie des concitoyens, l’agronome Owell Théock l’estime un peu contraire. ” la responsabilité est d’abord citoyenne. Nous ne devons pas ignorer l’importance de nos actions citoyenne… “, s’exclame-t-il, critiquant en ce sens les gens qui prennent le malin plaisir d’utiliser n’importe boss de la marconnerie pour construire des maisons habitables n’importe où sans le respect des normes parasismiques. Même lorsque la nécessité se fait sentir, on ne doit ériger des habitats dans des zones vulnérables, ce qui contribuera sans nul doute à nos malheur “, a déploré le technicien en gestion des risques et des désastres, sans pour autant banaliser le rôle de l’État dans la prévention et la protection des vies et des biens des citoyens.


Cependant, parmi les plus vulnérables (les plus exposés face aux risques sismiques à Port-de-Paix et à Saint-Louis du Nord en particulier, les personnes habitant les bords de mer en font partie. Selon certains, il devrait y avoir un plan de délogement de ses citoyens dans le cadre des décisions visant à limiter les dégâts. D’autres estiment que même des mesures drastiques et coercitives devraient être prises à cet effet. Mais déplacés pour aller où, se questionnen-ils. Par rapport à la faiblesse de l’État actuel, l’Entreprise de Promotion de logements sociaux (EPPLS) ne peut répondre véritablement à sa mission, voir pour entamer une telle démarche, dont l’État pourra tenir vraiment. Pour sa part, le dirigeant du GADEL voit la question un peu plus fondamental. ” Malheureusement, en Haïti on n’a pas des lois sur le bâti. Des prérogatives légales identifiant les zones de construction et les modes de construction relatifs à chaque endroit”, a soutenu M. Théock.


Agronome et ancien Délégué départemental du Nord’Ouest,
Owell Theock


Notons que depuis ces derniers jours, un ensemble d’organisations, en particulier le Programme des Nations Unies pour le Développement  a soutenu et a réalisé diverses activités de formations, de simulations, de sensibilisation et autres en de prévenir le pire en cas de passage éventuel d’un tremblement de terre sur le pays, dans le Nord’Ouest en particulier. Toutefois, en dépit de toutes ces vagues de mobilisation et de sensibilisation, la population ne se montre pas encore totalement concernée par la faille septentrionale traversant le grand Nord. Car, les même dérives continuent sur toute la ligne. Les construction anarchiques se multiplient par dizaine un peu partout dans les zones dites à haut risque dans la commune de Port-de-Paix. C’est une population livrée  sous les bonnes grâces de Dieu, en ignorant toute responsabilité citoyenne due à la protection de leur famille, leurs voisins, ect…

Marc Edy Ossam

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