Entre Chine et États-Unis: le combat pour une mine au cœur du Congo

Par TRiboLAND.com
Dans le sud du Congo-Brazzaville, le site de Soremi, marqué par un contentieux remontant à 2008, voit Gerald Group reprendre le contrôle après des années de conflits et de changements de propriétaires. À l’origine, un accord d’exploitation entre l’État congolais et Soremi promettait des ressources et des milliers d’emplois, avec une participation étatique de 10%. En 2013, Gerald cède sa part à China National Gold Group; en 2014, les Chinois prennent le contrôle avec des investissements annoncés à plus de 145 millions de dollars. La mine produit du cuivre (à partir de 2017) et du zinc, avec des objectifs de 12 000–15 000 tonnes de cuivre annuelles.
Des litiges empêchent le transfert des actions, s’échelonnant jusqu’à 2025, lorsque le registre des actionnaires est rectifié et Gerald rétabli comme maître de la structure de Soremi. En 2024, la production affiche 8 235 tonnes de cuivre cathodé et 15 084 tonnes de zinc, en dessous des objectifs; les premiers mois de 2025 confirment le ralentissement. Malgré cela, l’espoir persiste: recherches de nouvelles réserves, projet de traitement du plomb et reprise de l’activité.
Le récit montre aussi que le secteur minier a souffert de la crise jusqu’en 2026, mais que Gerald, fort de sa victoire juridique, cherche à relancer l’exploitation et les exportations. Parallèlement, le Congo s’oriente vers un rapprochement économique avec les États-Unis, visant à intégrer ses ressources dans des chaînes industrielles et énergétiques mondiales. Après plus d’une décennie sous influence chinoise, l’actif minier majeur pourrait retrouver une place dans un avenir renouvelé, sous pavillon américain.






