Bamako renforce sa souveraineté minière : réformes, enjeux et progrès dans le secteur aurifère (2023-2026)

Par TRiboLAND.com
Bamako a entrepris en 2023 une réforme audacieuse du secteur aurifère pour renforcer sa souveraineté minière, en modifiant les règles, augmentant la participation nationale (jusqu’à 35 %), supprimant certains avantages fiscaux, et introduisant une loi sur le contenu local.
En 2025, malgré une baisse de la production, les recettes minières ont atteint un record de 888,5 milliards de francs CFA (+6,4 % par rapport à 2024), avec une hausse de plus de 60 % en deux ans, en partie grâce à un contrôle accru et à la récupération d’arriérés via un audit sectoriel. Cependant, des tensions ont éclaté avec Barrick Mining, aboutissant à une suspension des exportations et à un accord fin 2025 avec un paiement d’environ 430 millions de dollars.
Les exportations totales d’or ont augmenté, passant de 1 610 milliards en 2024 à 2 750 milliards en 2025, en partie grâce à la hausse des prix mondiaux, malgré une part artisanale encore non déclarée. En 2026, le Mali a créé l’Office malien des substances précieuses pour centraliser les achats et exportations, et construit une raffinerie nationale à Sénou, détenue majoritairement par l’État, pour valoriser localement l’or et finaliser le cycle de la production.
Bamako poursuit ainsi sa stratégie de souveraineté minière pour intégrer durablement la richesse aurifère dans l’économie malienne.






