Réconciliation et sécurité en Haïti: le Premier ministre et le secteur vodou en dialogue avec les forces vives de la nation

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a mené de plus larges discussions politiques avec les acteurs concernés de la société haïtienne. Il a écouté et consulté des responsables du secteur vodou à Port-au-Prince, prenant conscience que les croyances et la spiritualité jouent un rôle prépondérant dans la vie quotidienne de nombreux Haïtiens. Les voix à la table se sont entremêlées dans une chorégraphie faite d’inquiétude et d’aspiration : l’insécurité nationale qui se dégrade; des appels à un renforcement de la cohésion sociale, qui résonnent encore et encore depuis les régions touchées.

Les participants ont indiqué qu’un véritable dialogue national était nécessaire, impliquant l’ensemble des secteurs du pays — les jeunes, les femmes, les syndicats et les communautés locales, ainsi que les acteurs culturels et religieux — afin d’établir les bases d’une réconciliation fondée sur le respect mutuel; reconnaissance de la dignité et de la compréhension. Ils ont également souligné la nécessité d’une aide immédiate et de la réhabilitation des victimes de violences, tout en garantissant pleinement une protection renforcée ainsi qu’un accès étendu à la justice. La discussion sur la fenêtre de reconstruction s’est faite plus claire : une reconstruction dans laquelle tout cela devienne des mécanismes transparents, des financements adéquats et une coopération internationale pour restaurer l’espoir et les moyens de subsistance des familles touchées.

Et au niveau exécutif, cette démarche s’inscrivait dans une série de consultations destinées à mobilise d’une partie du cadre des consultations nationales visant à rassembler les forces de ce pays autour des défis liés à la sécurité et à la stabilité, avec une perspective de redressement pour la nation. Le message que chaque interlocuteur a rapporté de la réunion était simple : l’unité fait notre force; nous avons besoin d’une coopération entre les institutions et de la participation citoyenne pour promouvoir les droits humains comme la meilleure voie pour la reconstruction. Le sentiment général à la fin de ces échanges était que l’espoir ne reviendrait que si les engagements pris sur le terrain se traduisaient par des actions tangibles et concrètes, afin que cette population puisse de nouveau croire en un avenir et reconstruire ensemble vers un destin commun.

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