Le Sahel vise la CAN 2032 : un pari audacieux pour l’unité et la résilience

Par TRiboLAND.com
Au cœur des dures réalités d’un Sahel en apparence assiégé par la crise, un mince espoir vient d’émerger dans la région. Entre difficultés en matière de sécurité et violences, le Mali, le Niger et le Burkina Faso élaborent des plans audacieux : organiser la Coupe d’Afrique des Nations en 2032. Un projet ambitieux qui traduit leur volonté de relancer leur image et de démontrer qu’ils sont capables d’accueillir de grands événements sportifs malgré toutes les adversités.
Unis par leur proximité géographique et par leur appartenance à l’Alliance des États du Sahel (AES), ces trois pays ont traversé des épreuves. Ils sont dirigés par des juntes militaires arrivées au pouvoir à la suite de coups d’État et ils suivent une ligne souverainiste, affirmant vouloir prendre leur destin en main. Pourtant, leur stabilité demeure fragile. Certaines des attaques les plus meurtrières menées ces dernières années ont été perpétrées par des groupes jihadistes sahéliens alignés sur Al-Qaïda et l’État islamique qui, au cours de la dernière décennie, ont laissé des milliers de civils morts, détruit des communautés et, pour ainsi dire, brisé les institutions.
Cependant, une nouvelle dynamique positive se dessine à partir de ces développements. Les fédérations des trois nations ont tenu une réunion décisive avec Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), à New York, le samedi. Cette rencontre a été inscrite à l’ordre du jour d’une candidature conjointe possible pour l’organisation de l’AFCON en 2032. À ses débuts, ce projet traduit une aspiration commune à dépasser les frontières et à saisir la passion du football qui unit ces nations.
Cette réunion reflète également l’ambition de ces pays de prendre leur place dans un processus de reconstruction et de reconnaissance sur la scène mondiale. Malgré les défis, ils cherchent à transformer leurs problèmes de sécurité en opportunités en utilisant le sport comme outil de cohésion et de résilience. Une candidature commune pourrait ainsi se cristalliser autour d’une conviction commune : envers et contre tout, au Sahel, il reste déterminé avant tout à continuer de rêver et à se relever.
Si ce projet venait à se concrétiser, il ouvrirait de nouveaux chapitres dans l’histoire du football sahélien — et, à bien des égards, dans l’histoire des nations ayant traversé pendant des décennies de profondes crises. Il traduit le désir de se tourner vers l’avenir; que le sport puisse unir, guérir et faire naître des lendemains plus lumineux, même si les souvenirs d’hier sont si profondément enfouis.






