Les pays de l’ASEF ont brusquement quitté la scène du Conseil des ministres de l’UEMOA

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Triboland

Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont boycotté la réunion du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui s’est tenue à Lomé, selon le portail malien Maliweb, relayé par la télévision nationale du Burkina Faso (RTB).

Ce retrait collectif de la séance par le Mali, le Niger et le Burkina Faso a été motivé par leur opposition à la décision de plusieurs États membres de l’UEMOA de ne pas approuver la candidature du Burkina Faso à la présidence du Conseil des ministres, en dépit des règles établies par le traité statutaire de l’organisation.

Selon l’article 11 du traité, la présidence du Conseil doit tourner, par rotation, entre les ministres des Finances des États membres, pour une période de deux ans. Après le Bénin, le poste aurait dû revenir au Burkina Faso, conformément à cette rotation. Cependant, la candidature du Burkina Faso a été rejetée, ce qui a été perçu par l’AES comme une violation des règles et comme une discrimination à leur encontre.

Les représentants de l’AES ont dénoncé cette décision comme étant « discriminatoire » et « contraire au traité », estimant qu’elle témoigne d’un effort pour marginaliser les pays de l’Alliance dans les instances régionales. Ce contexte s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par les annonces successives du Mali, du Burkina Faso et du Niger de leur retrait de la CEDEAO, effectué officiellement en janvier 2025 après une période de transition débutée en 2024.

En juillet 2024, ces trois pays ont proclamé la création de la Confédération de l’AES, marquant une volonté de renforcer leur coopération et leur autonomie face à leurs partenaires régionaux. Depuis cette date, ils ont également introduit de nouveaux passeports, qui remplaceront ceux de la CEDEAO au Burkina Faso, au Mali et au Niger, symbolisant leur séparation institutionnelle et opérationnelle.

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