Guerre contre l’Iran : La lutte entre Vance et Rubio – Oman soutient les «redevances»

par Moon of Alabama
Le vice-président JD Vance a joué un rôle majeur dans le mémorandum d’accord de cessez-le-feu avec l’Iran. La première partie de ce mémorandum étendait le cessez-le-feu au Liban et était censée garantir la souveraineté de ce pays.
Au même moment ou peu après, le secrétaire d’État Marco Rubio a négocié un accord avec le Liban et Israël qui garantit la poursuite de l’invasion et de l’occupation israéliennes du territoire libanais.
L’accord sur le Liban constitue donc une attaque directe contre le mémorandum d’accord avec l’Iran.
Via The Cradle, nous découvrons des hypothèses intéressantes sur la manière dont cela traduit une lutte de pouvoir au sein du cercle restreint de la Maison Blanche de Trump :
«L’accord entre le Liban et Israël ne peut être compris uniquement à travers le prisme des négociations bilatérales. Il reflète également l’évolution des rapports de force à Washington, où la politique américaine envers le Liban est façonnée non seulement par les institutions officielles, mais aussi par la rivalité au sein de l’administration et du Parti républicain, ainsi que par la pression exercée par les groupes de pression pro-israéliens, en particulier le lobby sioniste et le lobby chrétien libanais de la ligne dure. (…)
Cela se reflète dans la lutte silencieuse au sein de la droite américaine, notamment entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui représente l’establishment républicain traditionnel pro-israélien, et le vice-président JD Vance, dont le camp s’est montré plus prudent quant à l’implication des États-Unis au Moyen-Orient. (…)
Selon des sources proches du dossier, ces tensions ont dépassé le cadre des divergences politiques. Vance se serait mis en colère en apprenant que Rubio avait prévu une tournée dans le Golfe sans le consulter au préalable. Il soupçonnait également Rubio de travailler en coulisses avec les émissaires américains Jared Kushner, et peut-être Steve Witkoff, d’une manière susceptible de compromettre les acquis diplomatiques de Vance. Les proches de Vance sont de plus en plus convaincus que Rubio, Kushner et le sénateur Lindsey Graham ont formé une alliance informelle visant à le mettre sur la touche avant la prochaine course à la présidence».
Rubio est depuis longtemps à la solde du lobby sioniste, tandis que Vance est à la solde des milliardaires de la tech. Quel camp disposerait de la plus grande puissance de feu en cas de confrontation ?
Autres informations d’intérêt :
«Après la guerre entre les États-Unis et l’Iran, Oman aurait proposé un projet de redevance pour le détroit d’Ormuz (archivé) – NY Times
L’Iran et Oman, allié des États-Unis, vont de l’avant avec des projets visant à percevoir des redevances auprès des navires transitant par le détroit d’Ormuz, malgré les objections publiques américaines, selon un responsable iranien et quatre diplomates au courant du dossier. (…)
Oman a récemment remis une proposition officielle aux États-Unis et à d’autres alliés occidentaux, décrivant un plan dans lequel les compagnies maritimes paieraient des redevances pour utiliser le détroit, selon le responsable iranien et un diplomate régional.
Une source proche de la position américaine a confirmé que les négociateurs américains avaient reçu la proposition omanaise et a indiqué qu’ils avaient des réserves qu’ils comptaient aborder avec les responsables omanais. (…)
La proposition d’Oman s’inspire en partie des dispositions en vigueur dans les détroits de Malacca et de Singapour, une voie navigable asiatique où une fondation privée perçoit des contributions volontaires pour assurer la sécurité de la navigation, a précisé le diplomate régional.
Toute redevance dans le détroit d’Ormuz serait volontaire, a précisé le diplomate. Le responsable iranien a toutefois déclaré que ces paiements seraient obligatoires».
Les États-Unis exerceront certainement des pressions sur Oman pour qu’il s’abstienne de conclure tout accord avec l’Iran concernant des «redevances».
Une meilleure stratégie pour l’Iran serait de cesser de parler de péages ou de redevances et de présenter les futures contributions versées à l’Iran par les navires transitant par le détroit d’Ormuz comme des acomptes de réparation pour les dommages causés par la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
L’opinion publique mondiale comprendrait probablement ce raisonnement et accepterait de telles «redevances».
Oman pourrait prélever une part de ces fonds et les redistribuer aux États du Golfe où des dommages de guerre ont également été causés à des biens privés.
source : Moon of Alabama






