GOUVERNEMENT INEFFICACE: ZÉRO TOLÉRANCE (suite)

” Quand on naît petit, on meurt petit ”
Il est donc temps pour tous de comprendre que cette course absurde aux obstacles ne nous mène à rien sinon qu’à attendre patiemment la fin de la comédie pour prendre une revanche tout aussi absurde.En effet, un vent de vendetta souffle sur notre histoire. Les hommes politiques n’ont plus le temps de gouverner convenablement, à force de chercher à se venger d’adversaires réels ou virtuels. Ils galvaudent leur temporalité au bénéfice d’une permanence hypothétique que semblent leur promettre la horde de leurs OP, leurs chimères, leurs zenglendos, et toute leur armada de vigiles sans objet, de macoutes sans raison d’être. Tandis que la population, toutes tendances confondues, aspire à une certaine paix, à la résurgence des valeurs de compréhension, de solidarité, de convivialité, bref de bonne gouvernance, les régimes illégaux actuels s’enlisent dans les profondeurs d’un marécage alimenté par les sédiments de multiples avalanches qu’il provoque, le temps d’une audace, d’une bourde ou d’une simple bévue diplomatique.
Au fond, tous les gouvernements, malgré leurs prétentions démocratiques tombent souvent dans le panneau des dérapages et de la tyrannie. Quelquefois., ils versent carrément dans l’anarchie la plus sordide. Oubliant le caractère de noblesse de leur mission première, ils imposent à leurs gouvernés les flétrissures et les stigmates de leurs actes non conformes à la réalité. Des actes qui contrastent tout de même avec les traditions de vertus, de moralité de leur pays. Heureusement que l’encadrement et la vivacité des structures de l’État les empêchent d’approfondir outre mesure la descente aux enfers. Mais d’un autre côté, il y en a qui s’encrassent dans leur étron, qui y barbotent en entraînant des êtres de prestige dans leur animalité internationalement acceptée. Tel est le cas de l’actuel gouvernement d’Haïti qui, malgré les conditions légères imposées par la communauté internationale, n’arrivera pas à sortir le pays de l’indigence historique dans laquelle il végète depuis si longtemps.
C’est un peu pour cette raison que, bien longtemps avant dans un de nos articles, nous avons suggéré que le Conseil Électorale Permanent soit nommé pour une période de plus de quinze ans, que ses membres soient choisis sur la base de leur honnêteté et de leur civisme. Ce sont là les seules garanties de succès des futurs comices organisés dans ce pays. De plus en plus, les hommes politiques et les hommes d’État doivent élaborer des projets, faire des propositions valables à l’ensemble des citoyens mais surtout faire montre d’une vision élargie dans l’assignation d’une place convenable à notre Patrie dans la galerie des nations civilisées.
Il est donc important de souligner, à l’adresse de tous ceux qui s’intéressent de loin ou de près à la problématique haïtienne, la méfiance presque générale des forces politiques du pays vis -à- vis de certains gouvernements . Il faut aussi attirer l’ attention sur l’attitude de mépris de ces gouvernements à l’endroit des autres qui n’appartiennent pas à leurs sérails : individus, groupements politiques . Aussi, doit-on enfin tenir compte du comportement ambigu de la communauté internationale qui, quoiqu’au fait des malversations, corruptions, déprédations et autres de tels gouvernements continue à les appuyer sous prétexte de respecter un point de vue démocratique totalement ” dysfonctionnel ” et anti-social. Sur ce dernier point, l’Internationale doit reconnaître qu’elle a fait fausse route en imposant des êtres aussi verticales et instables à la direction d’un petit pays, certes, mais d’une grande nation.
C’est le cas de le dire, il y a peut-être un dessein caché dans ce salmigondis concocté de main de maître par l’étranger pour faire avaler à la société haïtienne de telles couleuvres. Quoiqu’il en soit, nonobstant les derniers cabotins des tragi- comédies qui changent toujours des vestons avec l’arrivée des saisons, les véritables leaders doivent être sollicités dans ce qu’ils ont de plus authentiquement haïtien afin que de leurs idées, de leurs projets, il en sorte un pays nouveau. Et si, vis-à-vis de l’insécurité, du crime, de la corruption, ce gouvernement pourri dont les actes démentent toute ambition démocratique, on ne voit pas pourquoi la même thérapeutique de cheval ne peut-être appliquer ” ZÉRO TOLÉRANCE “. J.L.T.






