HAÏTI, UNE HISTOIRE D’ÉCHEC DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE …..

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TRiboLAND

par Jean L. Théagène

Depuis quelque temps l’interventionisme souvent gratuit ou non justifié est devenu un mode de vie pour les États plus ou moins puissants. Le devoir d’ingérence s’est transformé en une culture qui ne pousse que dans les terreaux de l’arrogance liée au mépris de ce que Denis Blondin, un anthropologue Canadien appelle “l’humanité géographique” par rapport à “l’humanité historique “.

Tous les humains, soutient-il, appartiennent à la même espèce zoologique parce qu’ils peuvent tous se reproduire entre eux. Cependant, la vision occidentale du monde distingue plutôt deux espèces humaines : “Nous, les Blancs et les Autres, les peuples de couleur, Tiers-Monde et Primitifs. La séparation, poursuit-il est radicale ; l’HISTOIRE, c’est nous, les Autres sont de la géographie”. À partir de ce paradigme, il se construit la base de l’édifice d’un racisme inconscient qui tente toujours de justifier les rapports de domination à l’échelle du système- monde.

Ce racisme inconscient se manifeste brutalement autant au Moyen-Orient qu’en Asie, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes où un petit pays jadis indépendant et souverain de la taille d’HAÏTI se voit forcé, par les contraintes de l’histoire, à une espèce d’extinction programmée. Sous couvert d’assistance humanitaire ou sous le fallacieux prétexte de la Défense des Droits de l’Homme, l’internationale a pris possession d’Haïti avec ses forces militaires et ses techniciens d’ONG, en profitant des faiblesses du pays et de l’incompétence de ses dirigeants. La disparition des institutions de l’État, la privatisation accélérée de certains organismes dont la rentabilité est proverbiale ou souffre de quelques carences au niveau de la gestion, l’apparition des phénomènes de corruption, d’instabilité et surtout de persévérance dans la médiocrité et la mauvaise foi ont fini par créer un climat de déshérence tout à fait inconnu dans l’Histoire nationale. Pas étonnant que le désespoir s’y installe et se transforme peu à peu en une culture du laisser-aller préjudiciable au progrès et au développement du pays.

Personne ne peut nier que l’instabilité politique qui a accompagné l’intervention de l’ONU en Haïti ne constituait un phénomène troublant. Car, c’était surtout pendant le déploiement des forces de la MINUSTAH qu’on avait constaté la recrudescence des actes terroristes sur la population civile : vols, viols, kidnappings. Aucune mesure répressive ou simplement conservatoire n’avait été prise voire simplement envisagée par ces maîtres obligés pour protéger, autant que faire se peut, la population haïtienne. Loin de là. La collusion entre le laxisme du gouvernement Préval et l’indifférence de la MINUSTAH a eu un coût élevé en termes de victimes au sein de la société haïtienne. Des enfants, des femmes, des jeunes filles, des vieillards, des riches et des pauvres, des éléments de toutes les classes sociales ont eu leur part d’angoisses, de peur, de rançon provoquée par les chimères d’Aristide, prêtre défroqué et les “zenglendos” de toutes sortes chassés d’Amérique du Nord dans le but évident d’aller accroître les problèmes dans un pays sans ressources. Les artisans du déluge LAVALASSIEN ont fait payer très cher à la société haïtienne le renvoi de leur gourou.Tout de suite après les événements de Février 2004,l’ombre néfaste du méphisto haïtien continuait à planer sur la réalité de huit millions de citoyens Haïtiens qui ne savaient plus à quel saint se vouer pour recommencer à vivre, ne serait-ce que la réalité de l’époque de François Duvalier. Au moins, le phénomène invalidant de l’instabilité politique et de l’insécurité environnementale n’avait pas un indice aussi élevé durant cette période et n’empêchait pas les simples citoyens de vaquer à leurs obligations. Il y avait certes d’autres types de problèmes plus ou moins aigus. Mais la généralisation de la problématique n’était pas de mise. Car, celle-ci s’était circonscrite autour de la peur qu’inspiraient les miliciens aux anti -duvaliéristes déclarés et agressifs qui ne rataient pas une occasion pour combattre ce qui d’ailleurs est légitime- le Principe autrement stupide de la Présidence à vie. Mais qu’on le veuille ou non, si l’on veut faire une lecture honnête de l’histoire, on doit avouer que François Duvalier avait une certaine vision d’Haïti. On doit aussi se rendre compte qu’en ce qui concerne ses idées sur les classes moyennes, ” les fruits n’ont pas tenu les promesses des fleurs” malgré tous’les efforts de cet Homme d’État qui n’a jamais mis en péril l’indépendance et la souveraineté de son pays. (À SUIVRE)

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