LA MARCHE À RECULONS ….SUITE

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TRiboLAND

Ainsi, de toutes parts, de fortes pressions sont exercées sur Haïti et les citoyens ordinaires de ce pays extraordinaire. Ce pays qui comme Hanté, se relève à chaque fois qu’on le voit terrassé, et qu’on le croit abattu, anéanti.La communauté internationale propose et impose d’insipides résolutions pour soi-disant résoudre les problèmes liés à la situation que nous connaissons. Le dernier en dâte, des élections à l’emporte-pièce dans un pays qui six mois après une catastrophe ne finit pas de compter ses morts avec en plus des populations déplacées. Face au désarroi de cette Nation pour la diplomatie de la canonnière, seules des élections comptent.

Sous couvert d’assistance humanitaire l’internationale avait pris possession d’Haïti avec ses forces militaires et techniciens d’ONG, en profitant des faiblesses du pays et de l’incompétence de ses dirigeants. La disparition des institutions de l’État, la privatisation accélérée de certains organismes dont la rentabilité est proverbiale ou souffre de quelques carences au niveau de la gestion, l’apparition des phénomènes de corruption, d’instabilité et surtout de persévérance dans la médiocrité et la mauvaise foi ont fini par créer un climat de déshérence tout à fait inconnu dans l’Histoire nationale. Pas étonnant que le désespoir s’y installe et se transforme en une culture de laisser-aller préjudiciable au progrès et au développement du pays.

Pour accompagner la société haïtienne dans ses cris qui traduisent un ras le bol généralisé face à cette situation infra-humaine, mentionnons au passage la récente sortie sur les ondes de l’Ambassadeur Canadien à propos de la crise haïtienne. Au pays du tout est permis, la diplomatie n’est plus silencieuse, elle devient tumultueuse. Au demeurant, tout le monde connaît l’attachement du Canada aux idéaux diplomatiques de même que sa pratique hautement morale de la démocratie. Pays sans passé colonialiste, lui- même jadis colonisé par Français et Anglais, le Canada ne semblait pas avoir de visée hégémonique ou expansioniste au point de vouloir s’immiscer dans les affaires d’autres États. Mais cette fois-ci, pratiquant
le devoir d’ingérence dans une société mise en danger par ses propres dirigeants, on le voit rompre avec sa neutralité historique, neutralité frisant presque l’indifférence.

À la limite, il est aisé de comprendre l’attitude de la communauté internationale qui n’accepte pas son échec en Haïti qui se résume par désert d’actions, désert d’idées. Elle a créé un monstre et refuse de vivre avec. Résultat d’une mauvaise lecture et aberration de la part de ceux qui prétendent nous aider. Car, comment comprendre qu’après avoir chassé du Palais National le pire prévôt qu’Haïti ait connu au cours de son histoire constamment agitée, la communauté internationale ait cru bon de patronner la campagne d’un suppôt d’Aristide et de créer toutes les conditions pour imposer sa nomination constitutionnellement contestée à la tête de l’État? Comment comprendre que cette même communauté internationale par l’entreprise de l’ONU et de ses annexes alter- mondialistes ait laissé pourrir une situation d’insécurité au point de présenter René G.Préva, lors, comme le sauveur d’Haïti, le seul candidat capable de mettre un terme à la furie des flots lavalassiens, à la fureur des gangs armés etc…Seule l’Histoire pourra dire quel noir dessein se tramait contre la chétive Haïti. (À SUIVRE)

J.L.T.

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