Issa Tchiroma Bakary du Cameroun déclare fièrement sa victoire lors de l’élection présidentielle, affirmant avoir été porté par la confiance de ses électeurs

Par TRiboLAND.com
Issa Tchiroma Bakary, figure emblématique de l’opposition au Cameroun, a pris la parole de manière unilatérale pour s’autoproclamer vainqueur de la présidentielle, remettant en question le processus électoral en cours. Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, d’une durée d’environ cinq minutes, il affirme que la majorité des citoyens aurait exprimé leur choix en sa faveur, et il invite le président sortant, Paul Biya, âgé de 92 ans, à reconnaître sa défaite en l’appelant pour concéder la victoire.
Cette déclaration, bien que fortement relayée par ses partisans et certains médias, n’a pas été accompagnée d’un quelconque résultat officiel ou d’une reconnaissance formelle de la part des autorités électorales. En effet, le gouvernement camerounais insiste sur le fait que seuls les résultats publiés par le Conseil constitutionnel, qui dispose encore d’un délai de près de deux semaines pour rendre ses décisions, sont considérés comme légitimes et officiels.
Ancien porte-parole du gouvernement et fidèle allié de Paul Biya depuis deux décennies, Tchiroma était perçu comme un candidat sérieux capable de défier le président dans cette élection. Sa campagne, relancée après sa démission du gouvernement en juin dernier, a connu une forte mobilisation populaire, attirant des milliers de supporters et obtenant le soutien de diverses coalitions d’opposition ainsi que d’organisations civiques engagées pour plus de démocratie et de transparence.
Malgré cette dynamique, le contexte politique demeure largement favorable à Biya, qui, en poste depuis 43 ans, détient un pouvoir considérable sur les institutions et la machine d’État. La scène politique entretient également un paysage fragmenté, ce qui complique la tâche de l’opposition pour faire valoir ses revendications. La communauté internationale et la société civile attendent désormais la publication officielle des résultats, tout en scrutant de près la contestation de Tchiroma, qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité politique du pays. Le gouvernement, quant à lui, n’a pas encore réagi officiellement à la déclaration de l’opposant, laissant planer le doute sur l’issue de cette élection.






