La police d’Haïti décroche une victoire exceptionnelle en reprenant un bastion stratégique des gangs, ravivant l’espoir d’une véritable avancée dans la lutte contre la criminalité.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Dans un coup de théâtre rarement observé, la police haïtienne a réussi à reprendre un centre de télécommunications stratégique, récemment tombé aux mains de gangs lourdement armés. Cette opération, saluée comme une victoire notable pour le nouveau chef de la police et la mission multinationale soutenue par l’ONU, marque un tournant dans la lutte contre l’insécurité.

L’assaut, mené dans la région autrefois paisible de Kenscoff, s’est déclenché avant l’aube lundi, duré environ deux heures, et a pris tout le monde par surprise. Au terme de cette opération audacieuse, les forces de l’ordre ont mis la main sur une importante cache d’armes — fusils automatiques à numéros de série effacés, plus de 1 000 cartouches — retrouvées après avoir maîtrisé les combattants du gang.

Michel-Ange Louis Jeune, porte-parole de la police, est resté discret quant à d’éventuelles pertes humaines, mais cette victoire a confirmé la détermination de la police à reprendre le contrôle d’un territoire vital, même dans un contexte de menace constante.

La prise du centre la semaine dernière par la coalition de gangs Viv Ansanm, désignée comme organisation terroriste par les États-Unis, avait momentanément coupé Internet et perturbé la régulation du trafic aérien. Cependant, l’impact sur l’aviation a été rapidement jugé mineur, laissant entrevoir qu’une étape importante venait d’être franchie dans la lutte contre le chaos.

Pour le nouveau chef de la police, André Jonas Vladimir Paraison, cette opération n’est pas seulement une victoire tactique, mais aussi un message clair : « La police veille, même quand la population dort. Nous sommes là pour assurer leur sérénité. »

Lors de la conférence de presse, le chef de la force multinationale, Godfrey Otunge, a appelé à la patience, promettant : « Vous verrez des résultats. »

Mais derrière cette victoire se cache une réalité sombre. La zone de Kenscoff, même libérée dans certains quartiers, reste fragile, et la menace des gangs plane toujours. La gravité de la crise a été illustrée en août dernier par l’enlèvement de huit personnes du orphelinat Saint-Hélène — un épisode qui rappelle la brutalité et la détermination des gangs à contrôler tout le pays, n’hésitant pas à cibler des civils innocents et des infrastructures essentielles.

Un membre du gang, surnommé Didi, a même menacé le gouvernement dans une vidéo glaçante, lui donnant moins d’une semaine pour négocier, sinon il « brûlerait tout le système ». D’autres images montrent des gangsters démantelant des serveurs, symbole de leur volonté de déstabiliser davantage un pays déjà à genoux.

Les défis sont immenses, et la victoire d’aujourd’hui n’est qu’un pas dans une lutte longue et ardue. La population, toujours en danger, regarde avec espoir et crainte l’avenir, consciente que chaque victoire doit être consolidée contre un ennemi implacable, dont la poigne de fer continue d’étendre son empire de terreur.

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