HAÏTI: UN PAYS COMME ON N’EN FAIT PLUS COMME ON N’EN VOIT PLUS…..

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TRiboLAND

Par JLT

“Seigneur, protégez-moi de mes amis, de mes ennemis, je m’en charge”

Comme il fallait s’y attendre, la montagne a accouché d’une souris qui ne fait que prolonger outre mesure l’agonie d’une population et sonner le glas d’une Nation. Une nation qui devait servir de parangon à tous les descendants d’ethnie de même origine. Une nation dont l’interminable martyre interpelle les consciences les plus endurcies, ne serait-ce que pour leur reprocher la déliquescence dans laquelle celles-ci la maintiennent. Au nom de la démocratie, on veut la mettre au pas tout en lui refusant les petites splendeurs d’une marche en avant. Et quoi qu’on dise ou quoi qu’on fasse, cette situation est imputable à un seul homme qui, en 1990, a juré sur la tête de son armée de démons de périr avec le peuple à défaut de réussir sans lui. À voir aujourd’hui ce qui se passe en Haïti, à entendre ce qui se dit à la radio,à la Télévision et les réseaux sociaux, on est tenté de se poser la seule question qui se pose et s’impose:” Avons-nous tous perdu notre âme? En termes de nouvelles et d’analyses, la dernière en date ressemble étrangement à un plaidoyer pour l’idée d’amendement de la Constitution haïtienne, une justification du projet de solution finale concoctée par les gardiens eux-mêmes des institutions nationales. Il n’y a guère de catharsis à cette HAÏTI: UN PAYS COMME ON N’EN FAIT PLUS COMME ON N’EN VOIT PLUS….. de l’Haïtien :” Répéter d’une manière infantile les erreurs du passé”. Or, dans le cas qui nous préoccupe, le passé est tout à fait récent. On ne peut même pas évoquer un quelconque recul historique pour justifier l’injustifiable.

Souvent, il n’est pas plus difficile de rompre le silence que d’écouter le bruit des pavés lancés dans la mare ou celui de l’étron qui dégringole dans les fosses d’aisances. C ‘est pourtant ce à quoi nous convient depuis quelque temps ces directeurs d’opinions dont le civisme hypothétique exclut toute notion de grandeur d’âme:” Si, bergers du troupeau , nous nous en révélons les loups…” En effet, au lieu de déguiser l’histoire pour la faire danser au carnaval démocratique, pourquoi ne s’attèlent-ils pas plutôt à indiquer à ce pauvre peuple que nous sommes, le véritable chemin du simple progrès humain? Pourquoi ne dénoncent-ils pas à son intention les risques réels de chambardement qui suivent l’absolutisme des satrapes haïtiens ? Notre histoire ne rappelle-t-elle pas suffisamment les pogroms et autres crimes de génocide qui démontrent hors de tout doute l’aversion des Haïtiens pour ces “Malades qui nous gouvernent” et qui veulent nous gouverner en dehors d’une dimension spatio-temporelle normale et conforme à nos lois?

Chaque fois qu’un tyran, dictateur ou autre s’avise de s’autoproclamer Président à vie ou même envisage une prolongation de mandat, il ne fait que freiner la progression du pays et de sa population quand il n’en accentue pas le recul. Il n’y eut, à notre avis qu’un seul être JeanJacques digne de cet insigne honneur, pour avoir été à la tête de la furia nègre qui balaya la sur- puissante armée expéditionnaire. Malheureusement les circonstances historiques en décidèrent autrement. L’assassinat crapuleux du Héros donna suite aux premières scènes de l’interminable pièce de désunion jouée par les nouveaux dirigeants: Pétion dans l’Ouest et le Sud, Christophe dans le Nord et le Nord-Ouest. Avec tout ce débordement de crimes et de trahisons qui finirent par avoir raison de celui qui était en droit se s’estimer l’Héritier présomptif de Dessalines. En un mot, les deux plus grands Héros de l’indépendance nationale directement ou indirectement reçurent la mort comme rançon de leur bravoure et de leur courage au service de la cause d’Émancipation de la nation Haïtienne.

Il ne faut pas aller chercher plus loin la cause de nos déboires bi-séculaires. Nous avons inauguré notre naissance et salué notre ruée sur la scène mondiale par deux crimes de lèse-Patrie. Nos Héros n’étaient certainement pas des enfants de choeur.Mais ils étaient loin de mériter pareil sort de la main de ceux-là mêmes qu’ils avaient fini par soustraire au fouet du Commandeur. Malheureusement, il n’y a aucune limite aux bouffonneries des Rois-Nègres à quelque époque qu’ils appartiennent. Et enjambant deux siècles d’épilepsies politiques et de contorsions historiques, un Haïtien du XXIÈME SIÉCLE se prépare avec ses acolytes à répéter le geste barbare d ‘assassinat d’une Constitution et de toute une société qui ne demande qu’à vivre avec un peu plus de sécurité, un peu plus de dignité. Est-ce trop demander à une communauté internationale dite amie que de débarrasser l’horizon haïtien de ces” armes de destruction massive” qui menace la survie du premier peuple à prendre en main son destin, dans le respect des autres mais avec le respect des autres.
(À SUIVRE)

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