Haïti en plein tumulte : Nou Pap Konplis tire la sonnette d’alarme, accusant le CPT de trahir Solino en le laissant sombrer dans les griffes des gangs armés

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Evens Ciril, en tant que coordonnateur de la structure citoyenne Nou Pap Konplis, exprime une critique acerbe à l’encontre du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qu’il accuse d’inaction face à une situation alarmante. Il souligne que le risque croissant de violence, orchestré par des gangs armés, a conduit à une fuite massive de civils, révélant ainsi une défaillance dans la protection des citoyens. Ciril met particulièrement en lumière le quartier de Solino, désormais sous l’emprise de la coalition de gangs Viv Ansanm, ce qui soulève des questions sur l’efficacité et la responsabilité des autorités en place dans la préservation de la sécurité publique.

Evens Ciril souligne que les autorités ont abandonné Solino aux gangs, mettant en évidence le manque de mesures de sécurité depuis la destitution de l’ancien Premier ministre Garry Conille par le Conseil de Transition Politique (CPT). Ce vide sécuritaire a entraîné une augmentation alarmante de l’insécurité, poussant de nombreux habitants à quitter leur quartier en quête de protection. Parallèlement, le centre hospitalier de La Paix est confronté à des difficultés croissantes pour traiter le nombre élevé de blessés par balle.

Dans ce contexte, l’organisation Nou Pap Konplis exhorte le CPT à prioriser les besoins du peuple haïtien plutôt que de s’enliser dans des conflits politiques internes. L’organisation a ainsi fixé un ultimatum au CPT pour qu’il prenne des mesures visant à résoudre les crises sécuritaire et politique qui affligent le pays.

Par ailleurs, le CPT est incité à négocier un consensus avec le nouveau Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, et à constituer rapidement un gouvernement capable de sortir Haïti de cette impasse. Nou Pap Konplis avertit que si, dans un délai de trois mois, le CPT échoue à rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire, il devra faire face à une dissolution. Dans cette éventualité, la société civile se réserve le droit de proposer la nomination d’un juge de la Cour de cassation et d’un Premier ministre de consensus pour guider le pays vers une stabilisation nécessaire.

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