La crise qui sévit dans le pays n’affecte pas le fonctionnement du palais de justice de Port-de-Paix

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Depuis le déclenchement des mouvements de protestation dans le pays, bon nombre des institutions publiques ont fonctionné au ralenti. Dans certains départements géographiques du territoire national, la population n’a accès à aucun service public, si non, certaines entreprises privées qui prennent le risque d’ouvrir leurs portes momentanément suivant l’évolution de la situation journalière. Quand au système judiciaire, le président de l’association des Magistrats haïtiens a osé même de demander au juges notamment de ne pas se présenter dans les tribunaux, vue la situation dégradante et l’augmentation de l’insécurité par rapport aux mouvements de protestation, où tout se résume quasiment dans un désordre ordonné dans le pays.

Me Jean Volney Bellamin, Commissaire du gouvernement de Port-de-Paix

Cependant, cette conjoncture de troubles semble avoir aucune conséquence néfaste sur le fonctionnement régulier du palais Justice de Port-de-Paix, notamment le parquet près le tribunal de première instance, selon les déclarations du commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Jean Volney Bellamin. ” Le parquet fonctionne comme à l’ordinaire. Tous les substituts se présentent à leurs bureaux respectifs régulièrement et les dossiers suivent les procédures. Les juges d’instruction sont également là pour instruire les affaires transférées dans leur cabinet par le parquet, ainsi que les juges de siège”, a fait savoir Me Jean Volney Bellamin. Pour ce concernant les dossiers criminels, une synergie est entrain de se dégager entre le parquet et le décanat aux fins de faire passer au moins une affaire par devant le tribunal, à côté de celles cheminant au correctionnel, selon les propos du chef de la poursuite.


Toutefois, ce que les journalistes et justiciables peuvent constater, c’est que les magistrats ne respectent pas souvent les heures de fonctionnement des institutions publiques commençant de huit (8h) AM à quatre(4h)PM. Certaines fois, il faut être capable d’user de patience pour attendre aux environs de onze (11)heure et même douze heure pour trouver certains Magistrats assis ou débouts dans leurs casiers. Mais quand aux avocats, l’un des bras fort du système judiciaire, ils se sont toujours présents sur la cour du palais de justice de Port-de-Paix pour espérer à de nouveaux clients. Car, même lorsque le pays est lock, mais les contentieux et les conflits ne cessent de répéter.


Parallèlement, les détenus de la prison civile Port-de-Paix font face actuellement à un problème de nourriture. Les responsables de l’APNA ne disposent pas, pour l’instant, des moyens à les nourrir, selon c’est ce qu’a confirmé le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix. ” Le parquet et les responsables de la prison feront de leur mieux de manière à ce que le stock de provisions soit renfloué pour résoudre le problème de nourriture qui sévit”, affirme Me Jean Volney Bellamin, rejetant tout les informations faisant croire que les conditions hygiéniques et sanitaires des détenus sont déplorables à la prison civile de Port-de-Paix. Cependant, lors d’une visite de nettoyage des agents de “EMIRA”, une cellule d’intervention affectée à la DSNO et chargée d’intervenir en cas de choléra, ces derniers ont déploré l’état lamentable des cellules où sont logés plusieurs dizaines de prisonniers, chacune.


Soulignons qu’en outre des conditions des prisonniers, le bâtiment de l’ancienne caverne des forces armées d’Haïti logeant la prison civile de Port-de-Paix est en mauvais état physique. La vie des détenus et celle des agents de l’APNA ne sont pas protégées. L’espace est totalement fissuré et tombé en détérioration suite aux secousses du tremblement de terre du 06 Octobre 2018. Depuis lors, les services de la direction départementale de la PNH dans le Nord-Ouest s’éparpillent aux environs du bâtiment sous des petites tentes. En cas d’une éventuelle secousse, aucun prisonnier ne sera sauvé et les risques sont aussi grands pour les policiers affectés à l’APNA. Malheureusement, cela ne veut rien dire pour les responsables, en dépit d’une visite de constat effectuée par l’administration générale du pénitencier national au lendemain du tremblement de terre du 06 Octobre 2018.

Marc Edy OSSAM, TRiboLAND

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