Didier, face à l’Histoire???

“C’est peu dire que monsieur se donne le beau rôle, celui d’une sorte de héros de ” L’Iliade” défendant les intérêts du peuple Grec, seul contre tous”
Un pouvoir réduit à un théâtre d’ombres, un corps partisan creux dont la seule raison d’être est le culte, voué à la personne du Premier minus. Erreur dans le choix des hommes qui nient la diversité de la société haïtienne tout en méprisant la connaissance. Erreur dans la méthode, l’improvisation et l’absence de cohérence qui dominent en dehors du champ social et de l’éducation. Erreur de style avec la surexposition et la multiplication des déclarations à l’emporte-pièce qui discréditent la fonction. Et dans un pays prompt à s’enflammer, le conseil de prudence reste de mise :” Pour un homme d’État ,il convient moins encore de dire des bêtises que d’en faire”. Haïti ne peut s’offrir le luxe de quarante ans d’échec qui ouvrirait la voie aux populistes.Il est trop tard pour lui de se mettre au diapason de l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les citoyens d’opinion qui le regardent .
Machiavel dans “Le Prince ” souligne qu’il n’est point d’entreprise plus difficile à conduire, plus incertaine quant à son succès et plus dangereuse que celle d’introduire de nouvelles institutions.” Au demeurant, celui qui s’y engage ne trouve que de tièdes défenseurs. Le meilleur plaidoyer, ce sont les résultats qui dépendent aussi de la confiance. La confiance ne peut s’enraciner que dans le bon fonctionnement des institutions et dans la capacité du “premier minus” à mobiliser les Haïtiens.
Par J.L.T.






