Crise politique en Ouganda : fermeture du Daily Monitor et NTV sous siège militaire, Muhoozi Kainerugaba renforce le contrôle sur la presse

06/28/2026
Ce dimanche, la scène politique en Ouganda a été profondément bouleversée lorsque le gouvernement a ordonné la fermeture du Daily Monitor et de NTV Uganda, en les plaçant sous siège militaire. Cette décision, orchestrée par Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président Museveni, marque une escalade dans la tendance du régime à contrôler l’information et à limiter la liberté d’expression. Sur la plateforme X, Muhoozi a justifié cette mesure en déclarant que « la presse doit être guidée par les cadres de la révolution », révélant ainsi l’objectif de renforcer la mainmise du pouvoir sur les médias.
Ce personnage, connu pour ses positions souvent provocatrices et controversées, a déjà été impliqué dans des arrestations de figures politiques et de militants, consolidant son influence dans le paysage politique ougandais. La fermeture du Daily Monitor, un journal fondé en 1992 et longtemps considéré comme un bastion de l’indépendance, n’est pas la première du genre : en 2013, il avait été temporairement fermé après avoir publié des révélations sur un prétendu complot visant à préparer Kainerugaba à succéder à son père.
Ce contexte illustre la fragilité de la démocratie en Ouganda, où la liberté de la presse demeure limitée. Selon le classement de Reporters sans frontières, le pays occupe la 143e place sur 180, ce qui témoigne des pressions politiques croissantes sur les médias et du recul des libertés fondamentales dans le pays.






