L’AGONIE DE L’OPPOSITION….

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TRiboLAND

Par J.L.T.

“L’opposition est sans force alors qu’elle est sans discernement et des hommes dont la vocation serait de résister à l’établissement des lois utiles ne seraient bientôt écoutés qu’avec indifférence, lors même qu’ils en combattraient de dangereuses “

Benjamin Constant

Si naguère,le pluralisme institutionnel,réunissant sous forme de partis politiques différents mouvements locaux d’opposition,suscitait du côté de bon nombre d’Haïtiens quelque engouement intéressé ou légitime enthousiasme, de nos jours, hélas, leur foisonnement anarchique sans cesse accru et démesurément grandissant inquiète, quand il ne met pas en doute la santé mentale de leurs fondateurs. Évitant le trébuchet de jugements,mal étayés,reposant sur des hypothèses spéculatives ou mus par des options subjectives, sentimentales voire métaphysiques, l’analyse scientifique nous commande de déterminer si ces partis correspondent à nos moeurs et coutumes et répondent aux aspirations de notre société.

Sous une vague phraséologie démocratique,utilisant à fond les ressources offertes par les procédés de la représentation (avis, notes de presse, déclarations, interviews, pamphlets, tracts, chairs d’Église, meetings) ces individus convertis en candidats au moindre signe d’élections, ne manquent pas d’afficher leur volonté opiniâtre d’accéder au timon des affaires. L’absence d’idéologie ou de conviction politique fait place alors à des slogans à connotation démocratique qui, d’inspiration religieuse, qui, sociale même socialisante, ne reflétant en rien, le socialisme, colonne vertébrale de la gauche, exception faite du défunt parti communiste haïtien avec le départ prématuré de son Sécrétaire Général René Theodore et le lever de table de Max Bourjolly.

Autocratique, demeure leur mode de fonctionnement car, leurs Chefs sont inamovibles. Sans le sou du pauvre, pour la plupart, ils comptent sur l’aide financière des mandats locaux. À l’encontre des partis politiques d’outre- mer, en ce qui a trait à leur financement, tout vient du Directoire, la base, loin de contribuer reste figée dans un parasitisme, sorte de clientélisme débouchant sur un mercenariat. Par contre, dans ce morceau d’île où l’on vit pour le ventre et le bas- ventre, les Partis au pouvoir se sont retrouvés puissants mais solitaires, car, leur financement reposait sur le dos du pauvre contribuable haïtien . Au pays de Dessalines et de Christophe, l’opposition a déposé les armes. Non pas celle des batailles de tranchée qui font tant de sanglantes trouées dans les rangs des frères ennemis. Non pas celles utilisées par les hordes barbares qui professent à côté de ” La raison du plus fort”, la philosophie du plus grand nombre”. Mais de ces armes spirituelles que ne peuvent concevoir les cerveaux pragmatiques de Mikhaïl Kalachnikov ou des Anton Mauser; de ces munitions imparables qui atteignent la pensée des hommes appelés à se démarquer de la bêtise originelle.

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