En RDC, le M23 aurait pris d’assaut deux hôpitaux, enlevant au moins 130 patients, une action dénoncée par l’ONU

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Les rebelles du M23 ont lancé une vague de soulèvements déchaînés dans l’est de la RDC depuis le début de l’année, déferlant comme une tempête sur des villes stratégiques et semant la terreur. En seulement trois semaines, cette offensive éclair leur a permis de s’emparer de Goma, la cité clé de la région, ainsi que de Bukavu, la seconde grande métropole du pays. La région, riche en or et en coltan — ces minerais précieux indispensables à la fabrication des composants électroniques modernes — est devenue le théâtre d’un conflit d’une intensité inédite depuis plus d’une décennie.

Selon l’ONU, le M23 tire parfois profit du soutien d’environ 4 000 soldats rwandais, le Rwanda voisin n’hésitant pas à menacer de marcher jusqu’à Kinshasa, la capitale, distante de plus de 1 600 kilomètres. Le Rwanda accuse la RDC d’enrôler des Hutus responsables du génocide de 1994, tentant ainsi de dépeindre la lutte comme une défense des Tutsis et des Congolais d’origine rwandaise contre la discrimination. Le groupe rebelle, lui, affirme agir pour protéger ces communautés et transformer une RDC fragile en un État moderne, mais de nombreux observateurs y voient plutôt une manipulation pour justifier une intervention rwandaise.

La violence a atteint son paroxysme la semaine dernière lorsqu’une explosion a frappé Bukavu lors d’un rassemblement organisé par les dirigeants du M23, faisant au moins 11 morts et laissant plusieurs dizaines de blessés, illustrant la brutalité de ce conflit qui continue de secouer la région.

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