Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie franchissent le cap : reconnaissance officielle de l’État de Palestine

Par TRiboLAND.com
L’État de Palestine connaît une reconnaissance croissante au niveau international, plusieurs pays exprimant leur soutien officiel en faveur de sa souveraineté. Lors du sommet de l’ONU prévu le lundi 22 septembre, en marge des délibérations sur l’avenir de la solution à deux États, la France, accompagnée de six autres nations, doit annoncer la reconnaissance officielle de l’État palestinien. La veille, trois de ces pays – le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie – ont publié conjointement des déclarations officielles via leurs réseaux sociaux respectifs, marquant une étape importante dans leur position diplomatique.
Mark Carney, Premier ministre canadien, a ainsi affirmé : « Le Canada reconnaît l’État de Palestine et souhaite établir un partenariat constructif pour bâtir un avenir pacifique, tant pour l’État palestinien que pour l’État israélien. » De son côté, Anthony Albanese, Premier ministre australien, a précisé que cette démarche s’inscrit dans un effort international visant à concrétiser la solution à deux États, en soulignant que cette reconnaissance intervient notamment dans le cadre d’un appel à un cessez-le-feu à Gaza et à la libération des otages enlevés le 7 octobre 2023.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a également pris la parole en diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il espère « raviver l’espoir d’une paix durable » et réaffirme son engagement en faveur d’une solution à deux États. Après ces annonces, le président de l’Autorité palestinienne a salué cette reconnaissance par Londres, la qualifiant de « pas vers une paix durable ». Le 22 septembre, plusieurs pays européens, dont Andorre, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, Malte, Saint-Marin, ainsi que la France, devraient également officialiser leur reconnaissance de l’État de Palestine à l’ONU.
En réaction à cette progression, Israël ne cache pas son opposition ferme face à cette vague de reconnaissance. Plus tôt dans la journée de dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a tenu une allocution lors d’une réunion du Conseil des ministres, où il a promis de « lutter sur tous les fronts, notamment à l’ONU, contre la propagande mensongère et contre les appels à la création d’un État palestinien qui mettrait en danger notre existence nationale ». Il a souligné que « la communauté internationale devra se prononcer dans les prochains jours sur cette question. »
Face à ces reconnaissances croissantes, en particulier celles du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie, le ministre israélien de la Sécurité intérieure a exprimé la crainte que cela ne compromette la stabilité de la région, allant jusqu’à suggérer l’adoption de mesures radicales. Dans un communiqué, il a déclaré : « La reconnaissance d’un État palestinien par des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie impose une réponse immédiate : l’annexion de la Judée-Samarie, c’est-à-dire de la Cisjordanie occupée. » Selon lui, cette étape serait une réponse incontournable pour préserver la sécurité et l’intégrité territoriale d’Israël face à ce qu’il considère comme une menace grandissante.






