À MALIN, MALIN ET DEMI…

Par LJT
Tout pouvoir, dit-on, vient de Dieu. Pendant plus de 20 siècles, on nous a abîmé les oreilles de ce sophisme qui faisait l’affaire des monarques et autres Satrapes-Chefs d’État qui voulaient faire peur au commun des mortels. Par le biais de l’Église et autres confessions religieuses, on enseignait à tous les petits de ce monde le dogme inique de la résignation alors que les thuriféraires de l’absolutisme se maintenaient au haut du pavé, dans le voisinage des dieux avec qui ils partageaient la conduite du monde. Mais de quels dieux ou de quel Dieu s’agit-il dans ces cas de pouvoir accordé, concédé, octroyé?
Durant les années 1935-1945, le siècle s’est mis à accoucher de specimens de la trempe d’Adolphe Hitler dont l’un des objectifs politiques était de soustraire au monde quelques millions “d’individus inutiles” : les Juifs, les Noirs, les Jaunes, les communistes, les estropiés, les infirmes, les vieillards, les minorités et tout ce qui était loin d’être aryen. À la fin de la 2ème guerre mondiale, totalement vaincus et surtout aux abois, les survivants allemands ont essaimé l’Amérique du Sud où ils se sont établis après avoir acheté avec l’argent volé aux victimes Européennes les meilleures terres des pays andins. Leur culture de la violence leur ont permis d’obtenir la protection de certains dirigeants qu’ils avaient pu convertir à leur idéologie de fauves et de prédateurs. Ce fut la belle époque des dictatures militaires avec des Généraux -Chefs d’État qui continuaient le travail d’élimination initié par Hitler. Même les rochers des Caraïbes n’y échappèrent pas. La République Dominicaine et Haïti eurent chacun son lot de déboires.
Tandis qu’au Moyen et Proche-Orient, une nouvelle forme de violence fit son apparition suite à l’incompétence occidentale en matière de connaissance culturelle et de diplomatie économique. Plus que la cohorte des incompréhensions, ignorances et inexpériences, le pétrole était devenu le principal enjeu d’une guerre en gésine dont personne ne saurait prévoir l’issue tant les antagonismes sont exacerbés, tant les protagonismes témoignent d’une intelligence supérieure dans le choix des armes. Après les kamikazes japonais de la 2ème guerre mondiale, apparaissent, sur le théâtre des hostilités d’insolites et dangereux bellicistes qui utilisent l’arme de leur vie pour enlever le plus de vies possible. Et le terrorisme aveugle et déchaîné fit, dans tous ses éclats, sa terrifiante apparition dans l’arène internationale. Il s’imposa comme réponse à la dérive des dictateurs tout en prenant toutes sortes d ‘expressions, allant du vol, du viol, de la corruption, du kidnapping, de l’immoralité à l’insécurité la plus inadmissible.
Formé à cette école du terrorisme dans les centres de la Libye et les biotopes de la Russie,un Président élu d’Haïti se prépare à passer à la phase d’application des théories fumeuses ingurgitées lors de son séjour de jeune semi-délinquant en Europe. Ce pouvoir qui lui a été confié sans même qu’il l’ait sollicité n’est autre que le résultat d’une mauvaise lecture sinon une aberration de la part de ceux qui prétendent aider la Nation Haïtienne. Car, comment comprendre que deux ans après avoir chassé du Palais National, le pire prévôt qu ‘Haïti ait connu au cours de son histoire constamment agitée, la communauté internationale ait cru bon de patronner la campagne d’un suppôt d’Aristide et de créer toutes les conditions pour imposer sa nomination constitutionnellement contestée à la tête de l’État? Comment comprendre que cette communauté internationale par l’entremise de l ‘ONU et de ses annexes alter-mondialistes ait laissé pourrir une situation d’insécurité au point de présenter Préval comme le sauveur d’Haïti, le seul candidat capable de mettre un terme à la fureur des flots lavalassiens, à la fureur des gangs armés de Cité Soleil , Bel-Air, Grand Ravine etc…Quel noir dessein se trame-t- il encore contre la chétive Haïti ?
On ne le dira jamais assez: Cette situation de désastre annoncé est imputable en partie à la classe politique qui n’a pas eu la décence, l’intelligence et le raffinement de la dignité politique pour créer un front unique et élever une ” muraille de Chine” devant contrer l’action délétère des barbares. Sans doute, ceux qui maintiennent aujourd’hui encore que tout pouvoir vient de Dieu se frottent-ils les mains en déclarant solennellement :” C’est ce que veulent les Haïtiens “.!ils n’ont même pas compris qu ‘en choisissant Préval d’une part et tomber ensuite dans les bras de neuf braqueurs, comme l’accrédite un certain artiste Haïtiano-Américain qui n’a absolument rien à perdre dans cette aventure pour le moins cocasse, c’est un appel au secours que leur lance la société haïtienne et non un satisfecit qu’elle leur délivre. Et la locomotive aujourd’hui des neuf braqueurs s’emploie à traîner dans leur sillage les wagons remplis de scories et des débris du désespoir constamment alimenté par des hipparques en mal de terrains d ‘aventures.
(À SUIVRE) J.L.T.






